‹ Alexandre Dumas et Marie DuplessisChapitre 47 sur 188 · Id · texte numérisé non relu

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familier... C'était une ancienne fille entretenue qui avait essayé d'entrer au théâtre, qui n'y avait pas réussi, et qui, comptant sur ses relations avec les élégantes de Paris, s'était mise dans le commerce et avait pris un magasin de modes. » Elle était accompagnée de « sa fille âgée de douze ou treize ans ^ ».

Le roinancier emprunte ici tous ses éléiTients à ses souvenirs. « Marie Duplessis, devait-il nous confesser plus tard, faisait toutes sortes de signes télégraphiques à une grosse femme, au teint couperosé, à la toilette tapageuse, se remuant autant qu'elle pouvait, dans la loge d'avant-scène du premier étage, faisant face à celle de ma future héroïne. Cette commère, flanquée d'une jeune femme à l'air niais, à la mine chlorotique et inquiétante, cju'il s'agissait de lancer probablement, était une certaine Clémence Pr. t, modiste en appartement, établie alors boulevard de la Madeleine, cité Vindé, dans la maison contiguë à celle où Marie Duplessis occupait l'entresol ^. ))

Cette Clémence Prat est la Prudence Duvernoy du roman et de la pièce. C'était une femme de quarante ans « ex-Camélia » ellemême et de telle notoriété dans le monde des procureuses qu'il n'y eut point d'hésitation à la reconnaître sous le masque que lui avait

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