LoLiÉE, La Fête impériale (Juvcu, in-8°, s. d
lait, dans ses Lettres Parisiennes « la plus charmante de toutes les vierges folles ^ ».
Mais c'est en vain qu'on chercherait à la suivre dans le tourbillon de sa vie dissipée, ou que l'on voudrait le nom de ces « plus grands ])rinces du monde qui, paraît-il, furent à ses pieds ». C'est tout juste si quelques documents qui ont survécu à la succession de Marie Duplessis permettent d'établir de rares points de repère dans la course rapide de cette jeune évaporée. Ces documents qui avaient été réunis par M. Noël Charavay sont aujourd'hui dans la collection d'un amateur qui a eu l'obligeance de nous les communiquer.
Hâtons-nous de le dire, ce dossier ne renferme aucun mystère, ne livre nulle confidence ; on n'y surprend pas le babil des intimités du cœur ; la volière est déserte et le parfum des amours s'en est envolé. Mais tous ces vieux papiers jaunis, d'où montent les mille voix familières d'un foyer éteint, ressuscitent dans le cadre de son intérieur et les occupations de sa vie quotidienne, l'ombre de la belle hôtesse.
Tapissiers, selliers et maquignons, couturières et couturiers, modistes et lingères, confiseurs et traiteurs, parfumeurs, coiffeurs, bijoutiers et fleuristes, nous font pénétrer à leur suite dans le sanctuaire endormi de ce mé-