‹ Alexandre Dumas et Marie DuplessisChapitre 80 sur 188 · Dossier Charavay · texte numérisé non relu

Dossier Charavay

MARIE DUPLKSSIS 173

gance, de légèreté et dé confort, — que des pur sang, inscrits au stub book ^). Son écurie, d'un loyer de 600 francs par an, est au 35 de la rue Cauniartin ^.

Désormais,. « dans un certain monde, note le nouvelliste du Siècle, on ne s'entretient que d'elle ; on s'occupe de ses fêtes, de ses bals, de ses soupers ». Jusqu'à ses derniers mois, elle va connaître, avec les agréments de la fortune et la quiétude du lendemain, les félicités du caprice et du désir satisfaits, les faveurs du plaisir et les succès de la vogue.

Voici maintenant « les diamants qui serpentent en rivières autour de son cou » ; « elle étincelle de pierreries, de bagues chatoyantes »; sur sa poitrine nue, sur ses bras nus, « et des colliers, et des bracelets, et des émeraudes «, nous répètent à l'envi Th. Gautier, Romain Vienne, Janin, Paul de Saint- Victor et tous ceux qui se sont trouvés sur son passage. La rivière d'émeraudes n'a point laissé de trace sur l'inventaire établi au décès. Vienne a crié bien haut, — il l'affirma même dans le cabinet du préfet de Police, — qu'elle avait été

Page 1