Alexandre Gendebien
I. (1789-1830). — Naissance d'Alexandre Gendebien. — Ses ascen dants. — Jean-François Gendebien, son père. — Après s'être destiné à l'état militaire, Alexandre Gendebien étudie le droit. — En 1811, il est reçu avocat. — 11 épouse la fille unique d'Antoine Barthélémy. — Dès 1815, il se mêle de politique. — Ses relations avec le prince Frédérit, grand maître de l'ordre maçonnique, et avec le prince d'Orange. — Il contribue activement à l'union des catholiques et des libéraux. — Il défend de Potter devant la cour d'assises du Brabant méridional. — Il voit dans la révolution française de juillet 1830 le signal de la délivrance de la Belgique. — Ses rapports avec un agent secret du gouvernement français. — Comment il voulait la réunion de la Belgique à la France. — ïl apprend à Mons les troubles de Bruxelles. — Il empêche ses amis politiques d'arborer le drapeau français. — Il revient à Bruxelles le 28 août. — Il fait partie de la députation envoyée par les notables de Bruxelles à la Haye, pour obtenir du roi Guillaume ï" le redressement des griefs des Belges. — Détails sur l'audience royale. — La députation revient à Bruxelles et préconise la sépa-
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ration du nord et du midi des Pays-Bas. — Dans un long entretien avec le prince d'Orange, Alex. Gendebien lui propose vainement de se mettre à la tête des Belges. — Les membres belges des états généraux se rendent à k Haye, malgré les pressantes adjurations de Gendebien.— Celui-ci devient membre de la Commission de sûreté publique et contribue ensuite à la création de la Réunion centrale. — Les troupes royales menacent Bruxelles. — Gendebien propose de repousser la force par la force. — D'accord avec ses amis, il se rend à Lille pour y chercher M. de Potter. — Dans une entrevue avec son père, à lions, il prend la résolution irrévocable de triompher ou de succomber avec les adversaires de la suprématie hollandaise. — De Lille, Gendebien et de Potter se rendent à Valenciennes pour s'y aboucher avec les patriotes attendus dans cette ville. — Le 24 septembre au soir, Gendebien et Vande Weyer arrivent à Bruxelles, à la tête de trois cents volontaires.
Formation du gouvernement provisoire pp. 1-18
■■. (1830) . — Première mission remplie à Paris par Alex. Gendebien, comme délégué du gouvernemeut provisoire. — Ses entrevues avec le maréchal Gérard, le comte Mole, etc. — Le gouvernement français prend la résolution de faire respecter le principe de nonintervention. — Alex. Gendebien propose au général Lafayette le gouvernement de la Belgique, sous le titre de Grand-duc; le général décline cette offre. — Correspondance de Gendebien avec M. Vande Weyer et avec le gouvernement provisoire. -* Instruc-
tions du gouvernement provisoire.
De retour à Bruxelles,
Gendebien prend la présidence du Comité de justice. — Le bruit se répand d'un accord entre Louis-Philippe et le prince d'Orange. —
Seconde mission remplie par Gendebien à Paris.
Nouvelles
entrevues avec le maréchal Gérard, le comte Mole et M. Laffitte. —
Déception de l'envoyé belge pp. 19-30
m. (1830-1831). — Bombardement d'Anvers. — Alex. Gendebien propose de décréter, comme dédommagement, la construction d'un chemin de fer d'Anvers au Bhin. — Il est élu membre du Congrès national. — Désunion dans le gouvernement provisoire. — Gendebien combat les opinions républicaines de M. de Potter. —
Il vote l'indépendance de la Belgique.
Il se prononce pour la
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monarchie. — Le gouvernement français veut s'opposer à l'exclusion des Nassau. — Intervention de MM. de Langsdorff et Bresson. — Conduite énergique de Gendebien. — Détails sur sa troisième mission à Paris. — Entrevues orageuses avec le comte Sébastiani, ministre des affaires étrangères. — Le but du gouvernement provisoire était d'obtenir un prince français pour souverain futur de la Belgique ou, à son défaut, le prince Léopold de Saxe-Cobourg qui aurait épousé une princesse française. — M. de Sébastiani recommandait un des fils du prince d'Orange. — L'envoyé ou gouvernement provisoire est reçu par Louis-Philippe : le roi des Français déclare qu'il ne pourrait agréer les vœux éventuels du Congrès pour le duc de Nemours; ii rejette aussi la seconde combinaison. — Déclaration officielle adressée par M. de Sébastiani à l'envoyé du gouvernement provisoire. — Dernière entrevue avec M. de Sébastiani : celui-ci se prononce avec véhémence contre la candidature du prince Léopold de Saxe-Cobourg; vive répartie de l'envoyé belge. — Gendebien fait au Congrès un rapport sommaire
sur ses trois missions en France .
. pp. 31-57
iv. (1831). — La rivalité du duc de Leuchtenberg et du duc de Nemours. — Efforts du Palais-Royal pour faire échouer le premier. — Assurances données par le marquis de Lawoëstine et par M. Bresson. — Rôle étrange du comte de Celles, représentant le gouvernement belge à Paris. — Alex. Gendebien défend la candi-
dature du duc de Nemours.
La correspondance du comte de
Celles jugée parCh. de Brouckere. — Le gouvernement provisoire et la majorité du Congrès sont dupes des assurances du Palais- Royal. — Le duc de Nemours est élu. — Gendebien refuse de fa>re partie de. la députation envoyée à Paris. — Louis-Philippe refuse la couronne de Belgique pour son fils. — Gendebien n'avait point
prévu cette déception
v. (1831). — Institution d'une régence. -
ministre de la justice et, sur les instances réitérées du régent, accepte la première présidence de la cour supérieure de Bruxelles. — Causes de la dissolution du premier ministère du régent. — Note très- intéressante d'Alex. Gendebien sur les intrigues orangistes, etc., etc. — Le 23 mars, il fonde l'Association nationale et
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Alex. Gendebien devient
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adresse au régent sa démission de ministre de la justice et de premier président de la cour supérieure de Bruxelles. — Rôle important de V Association nationale. — Gendebien devient le principal adversaire des nouveaux ministres, MM. Lebeau et Devaux. — Il personnifie le système belliqueux. — Il se prononce successivement contre le prince Léopold de Saxe-Cobourg et contre les préliminaires de paix proposés par la conférence de Londres à la Belgique et à la Hollande. — En même temps, il se prononce contre la réunion à la France.— Déclaration remise par Gendebien sur le bureau du Congrès, le 21 juillet, avant l'inauguration du
premier roi des Belges PP« 67-81
Alex. Gendebien pendant la campagne du mois
— Élu membre de la