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Alexandre Ier et le prince Czartoryski; correspondance particulière et conversations, Czartoryski, avec une introd

Ces lettres et ces conversations d'autrefois qui ravivent des parties intimes et peu connues de l'iiistoire de Pologne, vont paraître dans un moment où la force reste encore une fois victorieuse du droit, à une heure triste où une cause qui avait tout pour elle, la justice, riuimanilé, la civilisation, les sympathies de rOccident lihéral, s'affaisse sans secours e(, pour l'instant, sans espoir dans le sang et les ruines. Ceux ([ui

Il IVTIIolirCTKiN"

iir jiiLTiil |('> (■vciiciiiciils (|ii'a l;i iiKSurc Irniiiiir' du suctrs |tass('iil (if.j.i inilitr'ii'uls aii|)r('.s (1(; ce {,'raii(l drsaslrc cl po liaient di- Mur dans le Hiallinii- des vaincus la ('(aidaninalioii de la cause. Ccuxiiui savent au prix (le (|uelles lulles et do (juels diaildureiix sacrifices s'aclièlent les vicidircs du droit, tiennent leur loi au-dessus des navraides trisicsscs et des déconraf^enients d'une (h'Iaite nouvelle.

Des dôraitcï"., llii-toircde la Pologne en est pleine depuis un siècle. Périodi(|ucm(>nt, ceux ([ui oïd entrepris C(!llc lâche nieurtriére et ingratede supprimer un peuple ont cru avoir mis le sceau à leur ouvrage et ont pensé pouvoir écrire sur un sépulcre le mot cpio ne prononça jamais le patriote à qui ou Ta attribué: Finis Pohinhr! A cette cruelle (>t vaine épitaphe le poëtc, le voyant, le prophète répond par cet autre mot : Ursurrcctum ! Kt, chose frappante, à mesure que se succèdent ces défaites qu'on croit toujours définitives, elles révèlent une force plus grande, une énergie de vitalité plus indomptable. La prise d'armes de Kosciusko n'égale pas la révolution de 18;)0, et le soulèvement d'il va

INTRODUCTION m

trente ans nôgalc pas liii-mônic Finsurrection qui finit à peine. A chaque étape, à chaque génération, la Pologne s'est retrouvée phis vivante. Chaque fois aussi; les victorieux du moment se sont dit que leurs prédécesseurs n'avaient pas su s'y prendre, qu'ils seraient, eux, plus habiles et plus plus forts : ils se sont tous trompés dans leurs calculs et dans leurs excès. Ils ont tout au plus prolongé d'année en année une domination précaire qui n'a réussi ni à s'imposer à un seul des vaincus ni à suborner la conscience du monde. Ils ont fait vivre par tous les artifices de la violence et de la ruse, un phénomène d'oppression qui n'a eu d'autre effet que de contraindre une nation tout entière k s'affirmer sans cesse par tous les moyens d'une résistance désespérée.

C'est là le spectacle que vient d'offrir encore une fois la Pologne, qu'elle offre invariablement depuis un siècle, lantot descendant dans l'arène pour combattre en soldat, tantôt se rejetant dans l'obscurité (les revendications patientes, pratiques et obstinées. Le jour où a été consommé l'allentat de la^dupliciléel

IV INII'.MDI CTInN

(le l;i Inrci', la liiltc ;i (■()iiimcii((' jioiir no i)lus s'inlorroiiipic; ('lie s'est ixtiirsuivic |)ar l'éclat soudain des insiirrcctiuDs |)('nudi(|U('S ou par un travail do tous les instants, par la paix couinio par la guerro, so proportionnant aux circonstanc(,s,i)ronant toutes les formes, paraissant quelquefois so niodifior, ou se dissimulant sous dos tonlativos de Iransaclion jiour finir par so dégager et se fixer daus l'inexorable neltelC' d'un duel sans merci et sans accommodement possible.

Chacun y a pris part, chacun a concouru dans sa mesure à l'œuvre commune. Los uns ont cru qu'il n'y avait que l'action, et toujours l'action, même lorsqu'elle était sans espoir; les autres ont pu croire en certains moments à la puissance et à refficacilé des combinaisons dijilomaliqnes ou des transactions temporaires. Ceuxci, ne voyant que l'excès- d'un malheur national, et détournant leurs regards de la politique universelle, n'ont voulu jamais compter que sur eux-mèmos; ceuxlà, plus frappés du caractère européen de la question de Pologne^ ont cru à la possibilité, à la nécessité des ; interventions de l'Occident ; mais, pour tous, à travers

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