‹ Alexandre Lenoir (volume 2)Chapitre 25 sur 252 · Tome I, p · texte numérisé non relu

Tome I, p

S. 1781, tome I, p. 339.

INTRODUCTION. XXJX

étaient la principale préoccupation de l'administration des Arts *, et tout le monde en savait la destination. J.-J. Caf- (ieri, dans sa correspondance avec les comédiens du Théâtre- Français-, dit en propres termes «avoir été chargé en 1777, par le comte d'Angiviller, de la statue en marbre de Pierre Corneille pour le Muséum du Roi » .

L'illustre marquis Léon de Laborde, dans le dernier de ses admirables travaux — sur lequel tant de détracteurs se sont acharnés dès qu'ils ont vu que la maladie allait leur livrer désarmée cette noble intelligence, — est revenu en 1867 sur cette démonstration, et a eu raison d'affirmer que le musée du Louvre était « la plus belle institution du règne de Louis XVI » . 11 nous a montré, dans une toile aujourd'hui à Versailles, M. d'Angiviller, l'actif acquéreur de tant de merveilleux tableaux, tenant le plan du Louvre transformé en palais des Arts, et, sur le couvercle d'une tabatière possédée par M. G. de Rothschild, le roi de France se promenant dans les salles du futur Musée ^ Je suis en état d'ajouter de nouvelles preuves à la démonstration du marquis de Laborde. Voici ce qu'écrivait à Alexandre Lenoir, après le 10 aoiît, un ami qui lui parlait du Muséum : « Ce qui se trouve de tableaux dans la Galerie est réellement fait pour frapper et pour émouvoir. Vous les connaissez en partie, et d' Angivillers leur avait fait faire des cadres qui, sans ajouter à leur valeur, y donnent de l'éclat ^. »

11 est bien établi désormais que tout était disposé pour ouvrir le Musée du Louvre quand éclata la Révolution. C'est la direction des Bâtiments du Roi qui avait préparé la ga-

1. !l existe, aux Archives nationales, dans les papiers des Bâtiments du Roi, de volumineux dossiers contenant toute riiistoire de ces commandes.

2. J. Guiffrey, les Caffieri, p. 360. Les mêmes termes sont employés, ibid., p. 382.

3. Les Archives de France pendant la Réro'ufion, édit. in-12, pp. 33 et 257.'

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