INTRODUCTION. XXXVII
gent, on eut recours à l'expédient suivant, moins grandiose que les longues considérations politiques et sociales qui le précédaient. On proposa de transporter dans la galerie du Midi (galerie actuelle du bord de l'eau) la Bibliothèque nationale, et, en, aliénant le terrain occupé rue de Richelieu par cette bibliothèque, à Taide de cette valeur transformée en argent, de construire pour le musée une galerie nouvelle, dite galerie du Nord. On se rappelait la récente et heureuse spéculation entreprise par le duc d'Orléans, qui avait métamorphosé le Palais-Royal en une vaste boutique. On rêvait l'achèvement du Louvre en le condamnant à n'être qu'un bazar. « Une compagnie se présente » , disait Kersaint, « et se charge de construire la galerie du Nord du Louvre, à condition que la nation lui en livrera le terrain et lui accordera les bâtiments et l'emplacement qu'occupe la Bibhothèque nationale, — laquelle sera transportée dans la galerie du JMidi, étabhssement et transport dont elle se charge ; — plus la somme qui devait être employée à disposer cette galerie pour recevoir les tableaux, et qu'elle lui ■ laissera pendant un temps déterminé la jouissance du rezde-chaussée et des entresols de cette galerie qu'elle s'engage à construire suivant les plans et devis *, etc. » Le projet municipal ne se bornait pas à esquisser ces séduisantes perspectives. Il entrevoyait la possibihté de réunir, sans bourse délier, les Tuileries et le Louvre, du côté de la rue Saint-Honoré, par une galerie de boutiques '. C'était partout l'idéal du Palais-Royal.
Voilà le projet. Étudions maintenant l'exécution qu'il reçut. Il fallait d'abord faire place nette, puis ouvrir le musée dans les bâtiments existants déjà et débarrassés, ou