‹ Alexandre Lenoir (volume 2)Chapitre 34 sur 252 · INTRODUCTION. XXXIX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XXXIX

ment, prétendait avoir un titre supérieur à celui de son voisin. Chacun, sans compter son mérite, invofjilâit le prestige-de ses patron?, dont l'autorité et la faveur variaient suivant les lunes politiques. Dans ces intrigues d'antichambres, de corridors et d'escaliers-, on retrouve presque partout David, aussi gênant* comme locataire que comme protecteur. La plus douce et la plus républicaine fraternité ne cessait d'ailleurs de régner dans ce phalanstère, dont tous les membres, jaloux l'un de l'autre, savaient pourtant s'unir contre l'ennemi commun : l'objet d'art qui voulait entrer. Ecoutons un peu aux portes :

« 24 ventôse, an II. — Le citoyen Cazin au Conservatoire.

(( Parmi les logements que vous devez occuper, je ne pense point que le mien puisse être compris vU sa petitesse ; s'il est nécessaire absolument d'en avoir un auprès des dcUx grands ateliers du Louvre qui se trouvent dans mon voisinage, je pense que celui collatéral, qui est occupé par une ancienne demoiselle et qui n'est point artiste, et se trouve bien plus grand que le mien, vous serait plus convenable. »

Pas de sigMtï&e;

« 25 pluviôse an II. — Cazin , peintre de Mariné, ait Conservatoire, a J'ai eul'honneur de vous écrirehier, et par une distraction ncroyableje n'avais pas signé ma lettre. Je m'en suis rappelé, mais il était trop tard. J'ai l'honneur de voUs reproduire l'exposé à peu près que je vous faisais hier. J'occupe tin logement dans le Louvre qui m'a été accordé soiis le ministère de Garât appuyé par le citoyen David et, conformément au décret de la Convention nationale en faveur des artistes, ainsi qu'en obtinrent plusieurs de mes confrères, il y à environ neuf mois. J'ai appris par mon épouse que plusieurs membres du Conservatoire, accompagnés du citoyen SéVesfre, étaient venus voir mon logement ; je n'en sais pas le motif. Il se trouve placé, à la vérité, près des grands atteliers du Louvre. Je vous prie d'observer ici que ce n'est qu'une seule pièce qui le compose et l'entresol au-dessus, lequel ne peut servir qu'à un peintre de genre, étant petit et dans l'impossibilité d'y

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