LXIV JOURNAL DE LENOIR
intentions. Malheureusement, toujours modifiée, entravée, suspectée, accusée tantôt de ne pas conserver ce qui méritait de l'être, tantôt de réserver sans discernement, elle n'eut pas d'autorité efficace, et ne put faire tout le bien qu'on lui demandait d'accomplir après lui en avoir retiré les moyens. Enfin, dénoncée comme incapable à la Convention nationale, le 28 frimaire an II, elle fut sacrifiée comme réactionnaire. « Votre Comité, » disait le rapporteur au nom du Comité d'instruction publique, m a pensé que le mérite des lumières et des talents était insuffisant si l'on n'y joignait pas un patriotisme très -prononcé. Dans le mouvement actuel et général, le civisme de plusieurs membres de cette Commission a paru stationnaire et celui de quelques-uns arriéré. » On énumérait ensuite toutes les fautes commises, et on comparait les travaux de la Commission des monuments à ceux de la Commission temporaire des arts. Le rapporteur terminait ainsi son réquisitoire : « Les deux commissions ne peuvent subsister en même temps. L'une a mérité des reproches, l'autre des éloges : l'une a laissé dépérir, l'autre a conservé. L'aristocratie naît de la permanence des commissions : celle des monuments était déjà ancienne. » La Commission des monuments dis-
numents, chartes, sceaux, livres, imprimés, monuments de l'antiquité et du moyen âge, statues, tableaux, dessins et autres objets relatifs aux beaux-arts, aux arts mécaniques, à l'histoire naturelle, aux mœws, usages de différents peuples tant anciens que modernes provenant du mobilier des maisons ecclésiastiques' et faisant partie de biens nationaux. Paris, imprimerie nationale, in-8° de 12 pages (15 décembre 1790).
Instruction pour procéder à la confection du catalogue des bibliothèques sur lesquelles les directeurs ont dû ou doivent incessamment apposer les scellés. (Aux Comités réunis d'administration ecclésiastique et d'aliénation des biens nationaux, 15 mai 1791.) Paris, de l'Imprimerie nationale, 1791, in-8ode 15 pages.
Instruction pour la manière de faire les états et notices des monuments de peinture, sculpture, gravure, dessin, etc., provenant du mobilier des maisons ecclésiastiques supprimées et dont l'envoi est demandé promptement par les Comités réunis d'administration ecclésiastique et d'aliénation des biens nationaux (le' juillet 1791). Imprimerie nationale.'