‹ Alexandre Lenoir (volume 2)Chapitre 66 sur 252 · LXXVI JOURNAL DE LENOIR · texte numérisé non relu

LXXVI JOURNAL DE LENOIR

nion pour opérer les travaux nécessaires à son achèvement; considérant de plus que cette désunion du Conservatoire le paralyse entièrement et lui ôte totalement l'ensemble et la force nécessaire à la marche qu'il doit suivre pour former un Muséum digne de la^République ; considérant enfin que, tous les membres du Conservatoire étant artistes et ne méritant qu'à ce titre d'être conservateurs des monuments précieux des Arts, il est de leur devoir de justifier ce choix en employant le peu de tems que leur laissera la composition et la conservation du Muséum à concourir, avec leurs frères les autres artistes, à éterniser par des monuments dignes du peuple français les événemens de notre sublime Révolution, étant intimement convaincus que l'intention du législateur n'a jamais été de leur ôter cette faculté ;

« D'après ces considérations, le Conservatoire arrête que, quintidi 5 messidor, il se transportera en masse au comité d'instruction publique pour y réitérer sa demande et démontrer l'urgente nécessité de compléter les sections de Peinture, Sculpture, Arcliitecture et Antiquités d'un nombre démembres suffisant pour répondre à la multiplicité des travaux de la Commission temporaire des arts. Le Conservatoire croiroit manquer à son devoir et compromettre les intérêts de la République dans la négligence qu'il seroit forcé de porter soit pour inventorier les objets d'art comme membre de la Commission temporaire des arts ou en ne veillant pas avec assez de soins à la création et conservation du Muséum *. »

A des hommes fortement engagés dans le mouvement révolutionnaire, l'audace était permise en messidor an II. Pendant ses séances des 9 et 21 messidor, le Conservatoire persista dans ses conclusions. Le2o, «Lesueur, fait lecture du projet de rapport à faire au Comité d'instruction publique relativement à la demande d'adjoints dans la Commission temporaire des arts. Le Conservatoire est d'accord sur les principes, et adjoint Varon à Lesueur pour le rédiger de nouveau et le présenter septidi. Le Conservatoire nomme

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