LXXX JOURNAL DE LENOIR
« Le citoyen Bénézech a ensuite assuré l'administration que les tableaux ne resteroient que huit ou quinze jours dans ce sallon, et, sur la demande qui lui a été faite d'une autorisation du ministre pour les délivrer, il a promis qu'il alloit la demander au ministre et qu'il la feroit remettre à l'administration. »
Un membre eut le courage de protester au sujet des risques que couraient des tableaux de cette valeur. Mais des protestations de ce genre ne sauraient contrarier le désir d'un chef d'État. M™^ Bonaparte avait fait un choix intelligent, qui témoignait plus de son bon goût que de sa discrétion. Elle fut vraisemblablement satisfaite; caries meilleurs rapports ne cessèrent de régner entre les Tuileries et le Musée. Le 16 brumaire an IX, deux jours avant l'ouverture publique de la sajle des statues antiques, le Premier Consul daigna venir au Louvre, et voulut bien accepter la proposition que lui firent les conservateurs de placer une inscription élogieuse pour lui entre la plinthe de la statue de l'Apollon et son piédestal. Le soir, tous les membres de l'administration dînèrent au château K
Joséphine s'enhardit. Le 8 pluviôse an IX, nouvelle de-