‹ Alexandre Lenoir (volume 2)Chapitre 79 sur 252 · Voici la fin du rapport (voyez la note 1 de la p. xci · texte numérisé non relu

Voici la fin du rapport (voyez la note 1 de la p. xci

« Je rappellerai ici ce que j'ai dit plus haut à l'égard des exhumations des cadavres. J'ai parlé de la levée du corps d'Henri IV à laquelle j'étois présent. La fraîcheur de ce corps étoit surprenante après 180 ans et plus de mort. J'ai eu le plaisir de toucher à ses restes aimables. Sa barbe, ses moustaches roussâtres étoient bien conservées. J'ai pris ses mains avec un certain respect dont je n'ai pu me défendre, quoique je fusse vrai républicain.

« Turenne, dont on a tant vanté la momie, est moins conservé; les formes soiTt plus applatties et la peau plus sèche et plus ridée; cependant à travers celte masse informe, en ma qualité d'artiste, j'ai reconnu les masses de la figure, tandis que le premier rustre qui auroit apperçu, dans sa vie, le buste ou le portrait de Henry placé sur le Pont-Neuf ou ailleurs l'eût reconnu au milieu de mille cadavres, tant les traits étoient peu altérés. On diroit que la putréfaction a eu peur d'approcher ses vertus héroïques et qu'elle a voulu le conserver à la postérité, lorsque des mains profanes ont retiré du tombeau, séjour de la paix, les restes de notre Titus, pour les jeter et les traîner dans la boue.

« A''. B. Je rappelle ici la phrase d'un monarchien dite en ma présence.

« Louis XIV a été trouvé assez sain, mais très-desséché et la peau collée sur ses os.

« Tout ce qui a été dit sur la mort de Louis XV m'invite à ne pas oublier de rapporter ici ce que j'ai vu lors de Texhumation de son corps. Lors de sa mort, en 1772 (erreur: Louis XV mourut en 1774), ses ennemis firent mille

Page 1