‹ Alexandre Lenoir (volume 2)Chapitre 95 sur 252 · CVI JOURNAL DE LENOIR · texte numérisé non relu

CVI JOURNAL DE LENOIR

blique et fait lecture d'une copie du rapport de J.-B,-P. Le Brun, sur la demande faite à la Commission temporaire des Arts, des bronzes qui peuvent être livrés à la fonte et qui sont déposés au dépôt national au Roule^ et d'une lettre de la susdite Commission relative audit rapport. Un membre propose que le Conservatoire écrive à la Commission executive de l'Instruction publique pour l'inviter à faire transporter tous les bronzes dont il est fait mention au procès- verbal du citoyen Le Brun et qui sont au dépôt du Roule, soient transportés {sic) au dépôt de la rue de Beaune et les bordures provenant de la maison commune au Muséum *. »

La lecture du rapport de Lebrun et de la lettre de la Commission executive de l'instruction publique provoqua une telle indignation ou une telle inquiétude, dans le sein du Conservatoire, que la rédaction du procès-verbal — on s'en est aperçu — s'en ressentit au point de vue de la correction. A l'ordre de recevoir les bronzes du Roule on répondait assez hardiment par un refus, en désignant le dépôt de la rue de Beaune comme le seul asile possible et convenable de l'envoi ministériel. Mais la protestation du

1. Voici ce qu'on faisait quelquefois, au Muséum, de ces bordures :

Extrait des procès-verbaux du Conservatoire :

« 3 messidor an VI. — Le Conseil arrête, sur la proposition d'un membre, qu'on enverra au citoyen Darcet^ l'un des directeurs de la Monnoye, qui veut bien se charger de les faire laver, les 3 tonneaux de cendres provenant des vieilles bordures brûlées. »

« 2.^ messidor an VI. — Le citoyen Darcet rend compte au Conseil du résultat de son travail sur les cendres des vieilles bordures brûlées que l'administration lui avoit envoyées jjour savoir ce qu'elle pourroit retirer des trois tonnes remplies qu'elle possède. Il résulte de son opération que, à 106 fr. 65 l'once d'or fin, on eu retirera par quintal 296 fr. 60 centimes, sur laquelle somme il faut prélever les frais de fonte, etc. »

« 28 messid'.'r an VI. — Le citoyen Fourcroy adressele résultat de l'essai qu'il a fait sur les cendres de bois doré sur lesquelles l'administration l'avait consulté. Ce résultat étant à peu de choses près le même que celui que le citoyen Darcet a obtenu des cendres que l'administration lui avoit remises et dont il est fait mention dans le précédent procès-verbal, le Conseil arrête qu'il attendra pour prendre une détermination à l'éjrard de ces cendres, que le citoyen Darcet, qui a bien voulu se charger de trouver un acquéreur, l'ait informé de ses recherches. »

Le 6 vendémiaire an VII, la vente des cendres provenant des bordures dorées produisit 1,306 fr. 63 cent.

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