‹ Alexandre Lenoir (volume 3)Chapitre 19 sur 207 · INTRODUCTION. XXV · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XXV

nalyse, indispensable à la rédaction de catalogues scientir fîques et entrepris par nous dans les limites de nos attributions, ne pourrait, même partiellement, trouver ici sa place. Mais il nous faut définir ce qu'étaient les collection? royales, au moment où elles perdirent le caractère de mobilier affecté personnellement à l'usage du souverain pour prendre celui d'établissement national. L'opinion publique est, à cet égard, entièrement à rédresser.

Il n'y a pas d'erreur plus fortement enracinée dans l'esprit des Parisiens, que celle qui donne au Musée du Louvre une origine exclusivement révolutionnaire K Trompé par les apparences, on a confondu l'ori^nisation actuelle avec l'institution elle-même. Depuis l'année 1730, le principe de la publicité des collections royales, et on peut dire nationales, — car à cette époque les deux qualifications étaient synonymes, — est consacré en France. A partir de cette date, une portion notable des tableaux du Roi a été exposée publiquement et gratuitement au Luxembourg *. Les portes s'ouvraient deux fois par semaine', ce qui pouvait suffire aux amateurs de ce temps-là oîi le dilettantisme ne courait pas encore les rues. Les salles étaient, en hiver, chauffées aux frais du Roi, c'est-à-dire de l'Etat ^. Les tableaux exposés étaient désignés dans un livret ^ qui se vendait à l'entrée, en même temps que tous les tableaux du Roi étaient inventoriés, décrits et signalés à Tattention du monde entier dans un magnifique catalogue, rédigé par

i. Le Vandalisme révolutionnaire, par Eugène Despois, p. 169 à 177.

2. Lettres sur les tableaux tirés du cabinet du Roi et exposés au Luxembourg depuis le H octobre 1750. Paris, Prault, 1751 « in-8 de 59 pages. — Lettres de M. le chevalier de T incourt à M^^ la marquiae de **^ sur les tableaux et desâ'ms du cabinet du Roy, exposés au Luxembourg. Pans, Mérigot, 1751, in-8 de 104 pages.

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