INTRODUCTION. XC
admiûistrativement, sur états paraphés et signés. Il en aurait péri vingt fois plus sans le courage et l'énergie du Conservateur. Après l'un des derniers enlèvements, et pour rappeler à Lenoir le caractère précaire de son dépôt, on mutila officiellement les sculptures qui décoraient intérieurement les portes de sa maison ^ C'était le 3 frimaire an IL La République mettait son cachet et ses insignes sur le magasin de ses menus plaisirs.
Je critiquais tout à l'heure les commi.^saires fondateurs et les premiers conservateurs du Muséum de ne s'être pas laissé entraîner par leur zèle et leur amoyr de l'art à commettre des imprudences. J'avais tort d'eiiger d'eux un héroïsme dangereux et peut-être inutile. Il aurait suffl qu'ils fissent leur devoir et ne mêlassent pas de passions politiques à l'exécution d'une mission scientifique. Us faisaient partie de la Coipmission temporaire des arts, nous le savons, et la Commission, fort heureusement peu conséquente avec elle-même, décida, en août 1794, que tout ce que renfermait Saint-Denis serait mis à la disposition du Muséum. On sait quelle merveilleuse collection formait alors la basilique, toute jonchée de ses monuments mobili* ses ^. Les conservateurs du Musée national n'avaient guère de choix à faire ; tout était à prendre. Lenoir, à cette date, en août i794 ', avait à peine commencé à exploiter cette