Regoault icriTsit quelqueroig lai-mèiue aon nom sînti
2, DaTtd, dans soa Rapport à la Convention nationale sur la suppression de la Commission ^u Muséum, s'est eiprimé ainsi sur la Commiaaioii, p, 3 • ■ Ëiuniaons donc quelle fui l'organisai ion ancienne de la Commission du Huséum et de qui elle était composée; et, si noua parvenons à prouver tout le mal qu'elle a dé^k lait aui productions du génie, on en sentira misni la nécessité de l'organiser d'une manière nouvelle et de substituer, i. des hommes inbabiles at intrigants, des artistes fctairés et patriotes. 1<> Cette Commission est à la nomination do Ministre de l'Intérieur. 2° Elle est composée de sii membres. Chaque membre est salarié i 3,000 livres par anikée et est logé au Louvre comme gardien du Muséum. 3° Les membres sont : Jallain, ancien garde des tableaui du Roi ; — Cossard, peintre ; mais qui n'en a que le nom ; — Pasquier, ami intime de Roland; — Renaud, Vincent (ceui-ci ont du talent, mais leur patriotisme est sans couleur] ; l'abbé Bossut, géomètre.
■ Eu confiant au ministre le choii de cbui qui doivent composer la Commission do Huséum, on laisse un vaste champ ï l'intrigue. L'artiste éclairé et pbi-
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UT JOURNAL DE LENOIR
u Je déclare, » disait un homme modéré et appartenant par ses habitudes à l'ancien régime *, «que jusqu'à présent la nomination des commissaires du Muséum national a été confiée, par l'effet de la protection et de la cabale, à des ■ citoyens qui sont incapables de supporter le poids d'une pareille fonction et même hors 'd'état d'en connaître les devoirs. Pour s'en convaiacre, il suffit de se rappeler la situation déplorable dans laquelle les commissaires de la première nomination ont laissé le Muséum. » ^
Cette grotesque association d'incapables géra tranquillement le Muséum, depuis la fin de l'année 1792 jusqu'au 27 nivôse de l'an II (16 janvier 1794). Le ridicule dont elle se couvrit ', les dangers 'qu'elle fit courir aux rares objets qu'elle avait trouvés dignes d'entrer dans le Musée de la Républi(iue, la firent honteusement chasser par David. Les préoccupations qui présidèrent aux nouveaux choix de la Convention, furent bien différentes de celles qui avaient dicté les préférences de Roland, Il ne s'agissait plus, pour être élu, d'avoir des racines dans la société de l'ancien régime ou de se pousser par l'esprit de corps. Les râles étaient complètement intervertis. Pour faire partie de la Commis-
losophe o'ast guÈie propre i courir dana les bureaui des minLstres pour .obtenir le poète uiiquele son Ulent l'appelle. L'homme médiocre, au contraire, accoutumé à ramper, sait prendre toutes lee formes qui plaisent i eeui qui sont en place, etc., etc., etc. «
1. Àvù à ta nation sur la situation du Muséum juitionat, par Guiltaums Martin, peiDlre d'histoire ds la ci-derant Académie de peinture-sculpture. Paris, 1794, in-8' de 49 pages, p. 7. — Consulte! également : Observations de Picaull, artiste restaurateur de tableaux, à ses concitoyem sur les tableaux de la République. 1793, in-8 de 17 pages, pp. 16 et 17.
2. Voyez Réflexions sur te Muséum national, par le citoyen Lebrua, Paris, 1793, in-S», — Observations sur te Muséum national, par le citoydû LehruD, Paris, 1793, ia-8». — Quelques idées sur la disposition, Farrange' ment et la décoration du Muséum national, par te citoyen Lebrun, adjoint ila Commiasioa temporaire des arts. Paris, Didol, l'an III, Ln-S°. En tant que membres de la Commission des monuments, les commissaires du Muséum méritèrent tous les reproches adressés h. cette Cammission par Matbieu dans le rapport qui la Ht supprimer.
3. Ibidem, et Réimpression du Monileta; t. SIX, p. 226 et suiTanles.
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