‹ Alexandre Lenoir (volume 4)Chapitre 36 sur 166 · Voyez notamment le Journal da Deloumelle^ p. S · texte numérisé non relu

Voyez notamment le Journal da Deloumelle^ p. S

2. Séance du 26 germinal au II. — Jacques Lebrun : « Une sociélé populaire et républicaine des arts ne doit rien faire qui ne soit utile m peuple et à ta régénération. Que peut une fleur, un pajaage sur les mœursî Wicor appuie ■ l'opinant.'

« Petit'Coupraj : Je prétends que les peintres de fleura sonl nliles au commerce et que les manufactures en tirent un grand parti.

• Jacques Lebrun el d'autres disent : Qu'on les renvoie donc anx manU' làcturea. a Detoumelle combattjt ce pr^ugé. (Journal de la Sociélé rép. des arts, p. 310.)

LXVni JOURNAL DE LENOIR.

<i un membre, par digressioD, demande qu'on détruise tout ce qui, par sa médiocrité, propage le mauvais goût. Un autre s'oppose à cette mesure, observant que, pour peindre l'histoire , il est nécessaire d'être guidé dans les costumes et qu'on les retrouve dans les ouvrages même médiocres ; le premier répond que son intention n'est pas d'anéantir les antiques inférieurs, parce que l'on y reconnaît toujours un caractère supérieur & tout ce que nous avons de moderne ; mais U demande qu'une liste de proscription soit ouverte pour toutes ces Qgures modernes que le bon goût réprouve', a

Tout ce que réprouvait le bon goût républicain devait donc disparaître. Ce vœu n'eut pas besoin d'être traduit en loi pour être immédiatement exaucé. Quelques jours après, le 6 ventêse en II, le Conservatoire récemment nommé par David arrête que « le plus promptement possible il fera ôter . du Muséum les ouvrages qui ne sont pas dignes d'y figurer, mais que, par suite, il sera motivé par écrit les motifs qui ont déterminé le déplaoement des tableaux qui ne doivent point rester au Muséum ; que ces motifs seront publiés, et que copie en sera remise au Comité d'instruction publique ^ » Le lendemain, 7 ventôse an II, « un membre fait la motion que les pieds de table détestables qui portent de beaux marbres soient cachés par de la toile verte, afin que le goût du public ne soit pas gâté par la vue de semblables objets *. » Cette motion, combattue par plusieurs membres, est ajournée. On J revint plus tard, et on supprima « les pieds désagréables ou baroques ^. » Le même jour, dans

1. Séance de U Société républicaine dea aria du 23 pluijâse an 11. {Joiirtiat de Detoumelle, p. 125.)

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