Procès-verbaJ de U séance du 9 gennioat an II
LZZli JOURNAL DE LENOIR.
la Paix brûlant les armes de U division et de la gnerre civile, l'antre le Courage qui terrasse l'bydre des divisions. Il est arrCté que ces deux tableaux seront placén aux deux angles de la travée dont il est question. Arrêté encore piir amendement que les raisons qui ont déterminé le Conservatoire serool déduites orûciellement au Comité d'Instruction publique et que, de plus, il sera fait une analyse du tous les tableaux de la ci-devant galerie du Luxembourg peinte parRubens, dans laquelle analyse on exposera au Comité d'instruction publique la nécessité de fermer les yeux sur les signei désagréables de féodalité qu'ils peuvent rappeler au public pour ne songer qu'aux grands moyens d'instruction pour les artistes dont ces tableaux sont remplis. La demande du Conservatoire sera faite au Comité d'instruction publique aussitôt après son organisation nouvelle. 11 lui sera proposé en outre de faire effacer, autant qu'il sera possible sans les endommager, de tout les tableaux de Rubeds, par les plus habiles restaurateurs, les signes de féodalité qui s'y rencontrent '. Le nouveau drapeau sera attaché à la voûte pour l'ouverture prochaine, s
L'oeuvre d'épuration ne porta pas sur les seuls tableaux, mais fut appliquée en môme temps aux peintures murales qui recouvraient quelques parties du Louvre. On corrida ce qui, dans les fresques de Romauelli, pouvait offusquer la vue des patriotes *.
1. Qu'aurait pensé Grégaire s'il anjt connu ce ta.il, lui qui disait, le 8 brumaira an III, dans son second rapport sur le vandalisme p. 6 : o A Thorigny, district de Coulances, pins de trois cents tabieaui ont éti dégradés sous préleite qu'ils contenaient des signes proscrite. L'agent national a, eouteau, dit* on, que tel était le vœu de la loi. Si cet homme avait en main les dief»d'œuvre du Muséum, Lesueur et Bubens seraient bientôt anéanLiB.
3. « Le Couseil s'occupe de la restauralion des fresques de Romanelli, peintes dans la galerie des antiques et principalement de celles de la salle des philosophes. Avanl>la Rétolulion les troii Hgures allégoriques du pliJbnd représentaient Mars, Mercure et Minerve tenant chacun une Qeur de lys, lesquelles étaient couroonées par des génies. Depuis et sous l'ancien Conservatoire, lorsque, d'après une loi, ou effi;s les lys de tous les monuments publics, on BubeUtua î ces trois fleura one équerre ou niveau. Celte opération ayant élé mal laite alors et n'ayant aucun rapport avec l'allégorie qui avait pour but de représenter la Prauce heureuse par la force, le commerce et U sagesse du gouveroement, le Conseil arrête que ce niveau sera ethcé et qu'on y substituera une banderoUe eur laquelle seront écrits en lettres d'or quelques mol» relatilï à la République et aux Aria. Le citoyen BerUkélemy propose et le Coa-
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INTRODUCTION. LXXIU
Régénérer les arts par le triage des œuvres exposées, purifier les collections nationales de tout alliage devint una idée fiie dans l'esprit du Conservatoire nommé en pluviôse an II : ce fut le but unique qu'il assigna à ses efforts. Ses membres, absorbés déjà par diverses occupations, comme celles de juger les concours et d'organiser les expositions annuelles, cherchaient par tous [les moyens à se soustraire aux autres obligations que la Convention leur avait imposées, parmi lesquelles figurât en première ligne la formation des collections nationales par voie d'acquisitions nouvelles. On ne saurait croire avec quel acharnement les membres du Conservatoire luttèrent contre la volonté très-ferme et très-positive de la Convention, On leur avait donné plein pouvoir pour prendre partout ce qui leur paraîtrait convenir aux collections publiques. Ils furent, comme leurs prédécesseurs, déclarés membres de droit de la Commission temporaire des arts. Mais cela compliquait leurs fonctions, qu'ils prétendaient exercer sans dépta<iement et traiter en sinécure. A peine installés au Louvre^ le 26 pluviôse an II, ils s'assemblent pour délibérer :
<< Les membres dn Conservatoire qui, aux termes dn décret du 18 pluviOse, font partie de la Commission temporaire des arts, remarquent que déjà plusieurs de leurs membres ont été chargés, dans la séance de quintidi, en l'assemblée générale de ladite Commission des arts de différentes missions et rapports d'une très-grande importance. Le Conservatoire considère qu'aux termes de la loi les fonctions des différentes sections de ladite Commission sont de procéder aux inventaires 'àes objets d'art, de science ou de curiosité qui se trouvent appartenir à la nation; ce qui, dans les circonstances actuelles, procure un travail très-considérable. Le Conservatoire délibère pour savoir s'il peut remplir avec la précision nécessaire aux intérêts de la République, dans une partie
seil adopte le citoyen Gisnier, peintre ea déirampe, pour eiécuter ces légers changements, n (Procèe-Terbal de la séance da Conseil d'iLdiniaislration da Hnaée central des arts du S floréal an VU.)
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LXXIT JOURNAL DR LENOIR
aussi intéressaDte des richesses nationales, les fonctions imporlantes et sacrées de conserrateur du Muséum et les fonctions de commissaires temporaires des Arts, lesquelles fonctions peuvent les obliger quelquefois à voyager dans les différentes parties de la République. Sur la proposition d'un membre, le Conservatoire arrête en principe qu'aucun de ses membres ne pourra se charger d'aucune mission qui auroit rapport à la nnture des travaux du Conservatoire sans qu'au préalable le Conservatoire assemblé n'ait délibéré sur l'objet de ladite mission *. d ^
L^ même jour, le Conservatoire décida qu'il demanderait au Comité d'instruction publique de reconnaître, pour ses membres, l'impossibilité où ils étaient d'appartenir à la fois à la Commission temporaire des arts et au Muséum ^. On voulut consulter David dont tous les récents fonctionnaires ■ étaient les créatures. Le lendemain, en sa présence, on arrêta que le Comité d'instruction publique serait prié de compléter les sections de peinture et de sculpture de la Commission temporaire des arts ^.
1. Fn>cè«-verbal de U géuice du CoEuerratoire du 26 plaiiâte in FI.
2. * Le Conterratoire reprend la discaiEloa sur ht dnubles rooctians qui Mmblent lui être attribuée* par lee décrète de la CoavantioD natianaJe comme conierratear du Musium des aria, el membre de la Commission lemporaite deaarls.Le Conservatoire, reconnaissinl l'imposaibiliU de remplir ces deux foDcliouB d'une manière digne de l'iatérêl de la chose publique, arrête de se traïuporter bu Comité d'instruction publique pour lui demander l'eiplication de l'article du décret qui i réuni la CoiiserTalotre et la Commiasiou des arts. Il est aussi arrêté que le Conservatoire se rendra, en masse, audit Comité pour conférer de cet objet. Le Goaseryatoire arrête d'écrire au ciloyen David, membre du Comité d'instructioa publique, pour l'Inviter à ee rendre dans le sein du Conservatoire demain matin 27 pluvidse afin de conférer avec lui. n (Procès-verbal de la séance du Coniervaloire du 26 pluviûse an IL}
3. o La discussion eat ouverte sur l'interprétation des lois sur les fonctions de commissaire temporaire de» arta. Le Conservatoire arrête de faire un rapport au Comité d'Iostrurtioa publique pour lui demander l'explication de t'arlicle -1 de la loi relativement à la Coromiasion temporaire des arts, rapport qui contiendra les motifs pour lesquels le Conservatoire demande ce rapport.
■ Le citoyen David se rend au seïn du Conservatoire et donne les éclaircia. tements qui lui ont été demandés. I! est arrêté que le Conservatoire demandera au Comité d'instruction publique de compléter les sectiona de peinture et sculpture de la Commission temporaire dea arts, tl est, de plus, arrêté de demander au Comité d'Iiietructioa publique ime jnslniction sur l'étendue des
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