Procèi-verbal de la Béance du IS brumaire aa IX
u Le 16 brumaira, le Premier CodbuI s'étant préseutd pour Toir le» «aile* dei statues aatiquai doot l'ouTariure publique a eu lieu aqjourd'hui, l'admiaiB- Irileur et les menibrer du Cooieil Idi ont proposé tie placer, eolre ta pliulbe de la statue de l'Apollon et son piédestal, l'inEcriplian suivante, rapportée dans un des procès- verbaai de l'adiuinistration :
• La statue d'Appollou qui s'élève sur ce piédestal, trouvée i Antium sur la
■ flo du sv< siècle, placée par Jules II au Vatican au commeuceoient du xvi*, conquise l'an V de la République par l'année d'Italie sou9 les ordres du gé^
■ néral Bonaparte, a été Siée ici le 21 germinal au VllI, première année de
■ son Consulat. »
• Et au revers :
■ BoNAPABTE, it'CoDsul. — CiiiBACi!Râs,niCDDiul.— Lebbdn, [I1>CodbuL
a Lucien BONAPARtE, Hinislre de riDtérianr. » ■ Le Premier Consul a'élanl rendu i cetle invitation, le citoyen Vien lui a présenté, au nom des artistes, l'inECripUoD qu'il a intercallée entre la plinthe et le piédestal da la statue. Elu se retirant, la Premier Conrol, après Biair témoigné toute sa aatisraction de voir les salles ainsi dbposéea, a ioTÎté loi membre* da l'administration k aller dtuer chez lui.a
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INTRODDCTION. LXXXl
mande d'objets formulée par M"* Bonaparte. En florfial an IX, le Premier Consul exige qu'on lui livre de nombreux tableaux, parmi lesquels une Vierge de Raphafil. A partir de l'an X, ce fut un déménagement contiouel, dont voici quelques constatations.
38 veDdémlaire an X. — Une partie des meubles de la grande galerie ayant été remise aux citoyens Percier et Fonlaïae pour la décoration des appartements et ce qui reste devant avoir la même destination, l'administration propose et le Conseil arrête qu'il sera donné des ordres au citoyen Nadreau pour construire des barrières en bois semblables à celles des écoles flamande et italienne.
B 27 messidor an X. — L'administrateur prévient ses collègues que le citoyen Fesler, intendant général do Palais consulaire, s'est présenté pour faire enlever les tables en marbre et meubles de boule qui sont placés dans la partie de l'Ëcole française de la grande galerie et qui ont été précédemment marqués pour la décoration des palais des Tuillerieset de, Saint-Cloud. Le Conseil arrête qu'ils seront remis. >
■ 11 thermidor an X, — L'administrateur annonce avoir reçu ce matin du citoyen Fontaine, architecte du palais de Saint-Cloud, une lettre par laquelle il l'invite à remettre au citoyen Hersent, marbrier, les statues suivantes pour le service du gouvernement dans le palais de Saint-Cloud, conformément à l'article 3 de l'arrêté des Consuls en date du 3 brumaire. Ces statues sont :
a La Jnnon, copie par Michalon.
«Xe Faune endormi, copie de l'antique, par Boucbardon.
a Le Gladiateur, en bronze.
a Le Hémouleur, en bronze.
■ Hippomëne et Atalante {groupe en marbre).
« Mercure enlevant Psyché, groupe moderne en bronze. « Sainte Suzanne, copie d'après François Flamand. « Le buste d'Antinous, bas-relief, copie de Tantique. n L'Amour formant son arc de la massue d'Hercule, par > Boucbardon, en marbre.
t L'Amour et Psyché, groupe moderne, en marbre. « Un jeune guerrier blessé, ouvrage moderne, en ma-bre. « Le citoyen Fontaine ajoute qu'il se présentera dans la f
LXXXll JOURNAL DE LENOIR.
journée pour choisir quelques tableaux qu'il destine à completter la collection que l'on forme à Saint-CloQd. >
Le Conseil d'admiaistration du Louvre De vit pas, — et on . ne saurait l'en blâmer, — d'un fort bon œil cette exploitation des collections publiques. Il murmura : cela aurait suffi pour le perdre dans l'esprit des maîtres soupçonneux que la France allait se donner, s'il n'eût été défendu par un honnête homme, le ministre de l'Intérieur Chaptal, assez faible pour céder lui-même, trop loyal pour punir ses subordonnés d'accomplir rigoureusement leur devoir. Mais ceux qui voulaient mettre la main sur les musées, trouvèrent facilement le défaut de la cuirasse : Chaptal avait un fils. Si j'en crois les contemporains * , on fit comprendre au ministre que, dan^i un remaniement de l'administration du Musée central et dans la formation d'une direction générale des musées, ce fils pourrait obtenir une position importante. Et M. Chaptal fils partit pour l'Italie, avec Dufourny comme mentor, afin d'y faire ses premières armes et d'y gagner ses éperons. Dès lors l'existence de l'administration du Musée était gravement menacée. Il suffira d'une calomnie pour l'achever. On l'accusa injustement de n'avoir pas immédiatement réparé les brèches que le départ de nombreux tableaux pour Saint-Cloud et les Tuileries avait ouvertes