‹ Alexandre Lenoir (volume 4)Chapitre 50 sur 166 · Elle n'eut lieu qu'un peu plus tard, le 8 novembre · texte numérisé non relu

Elle n'eut lieu qu'un peu plus tard, le 8 novembre

4. Voici la preuvequechaque membre du CoQservataire, en tant que membre de la Commission temporaire des arts, avaii le droit de sauver iodividuellemeut un alyeU On lit dans le a Registre des délibérations de la Conunissioa temponiié des arts, '» au procès-verbal du 15 Horéal an II : n 11 est arrèU que, lorsqu'un des membres de la Cummiaaion aura fait, dans l'intervalle d'une séance à l'autre, un enlËvement aans un arrêté qui l'y autorise, il sera tanu d'en rendre compte à k prochaine séance . i>

XGIV JOURNAL DE LENOIR

3S juillet (I7d4}.

a Le Conseiraloire a reçu ta lettre du relative à l'effigie

de ravmt-demier tyran, trouvée chez un particulier de la seclioD du Fiuistère. Il te prévient que ce n'est point à lui à prononcer sur la destruction de ces honteux objets et te prie de t'adressera la Commission temporaire des arts adjointe au Comité d'instructioa publique.

G Salut, etc »

Le Conservatoire répondait ainsi à l'agent national dé la Commune de Paris qui, le 5 thermidor an II, lui avait écrit dans ces termes : « Vous trouverez ci-joint, citoyens, l'extrait d'une lettre qui m'est adressée par le Comité révolutionnaire de la section du Finistère oil l'on m'annodce que l'on a trouvé le buste en marbre du dernier tyran. Vous prendrez à cet égard, citoyens, les renseignements nécessaires et vous déciderez si l'ef^ie est de nature à être conservée ou s'il convient de la briser. » Voici maintenant la lettre du Comité de la section du Finistère à l'agent national de la Commune de Paris : « 4 thermidor an II. Le Comité prévient le citoyen agent national qu'après une suite de perquisitions faites par le Comité chez un particulier de notre section, il a trouvé, dans un grenier, un portrait re- . présentant l'elBgie du ci-devant Louis XV, lequel est en marbre. En .conséquence, le Comité l'invite à vouloir btep lui faire savoir ce qu'il doit faire de ce portrait. » On pouvait donc sauver beaucoup d'objets d'art, même parmi ceux qui étaient les plus compromis. Il eût suffi qu'an Louvre on le voulût '.

Mais la jurisprudence était fixée en ces matières. Les exemples étaient partis de la Convention quand, le-26 no-

i. Void un autre exemple tir' du Journal historique et politique du Sjanïier ilfli, n" 182 : n A l'ouTertnre de I» séance de la Commune, Coulambeau annonce que Valet de Villenenve, trésorier de ta Commune, a déposé depuis longtemps Uu buste en bronze de Louis XV, coulé par Lemoiae. Il sera eitmiué par des arUstee, pris dans le sein du. Coaseil, pour être brisé ou envoyé à la Commission des arts, d'après le rapport qui en sera fait. "

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