N» 151 Aa Journal de Lenoir
2. La GouTeutian mit décidé que, pour fâter l'anaiiersaire du 10 août i792, on violerait les sépulturee royales le 10 août 1793. La commuas de Saint- Deuis devança le signal, el les 6, 1 et S août, l'œuvre de destruction av^t ét^
3. Il atait été question de transporter les moaumenta de Saint-Denis i Paris et au Louvre, des le IS février 1794 :
n Séance delà Commission temporaire des Àrfs du 30 pluviôse an II. Lé G. Lebrun lit un rapport sur les manumeDls que coutienl la ci-devaut église de Saint-Denis. La Commission arrËtequ'il sera avisé aui moyens de transporter au Muséum sans inconTénient les objets précieux qui méritent d'ËIre conservés et que les monuments qui sont encore ea place j resteront provisoirement. Le G. Lenoir sera invité de se rendre à la séance prochaine pour ci vues sur l'eiécution de cet arrêté. ■
C JOURNAL DB LBNOIB.
moQtagae de sculpture et cette carrière de chefe-d'oNivre. D'ailleurs, les visées de Lejioîr sur l'ememble des monu- - ments, eussent-elles été avouées et cooaues, ne-pouvùent riea entraver. Lenoir ne disait pas partie de la Commission temporaire, et tout son dépdt était alors soumis aui revendications de l'administration du Muséum. Les membres de cette administration le regardaient comme un employé subalterne et lui envoyaient, en ce même mois d'août 1794, l'injonction d'avoir à leur livrer les deux statues de Michel- Ange sauvées par lui '. Tout Saint-Denis pouvait et devait donc trouver un asile au Louvre. Mais on était encore au lendemain de la Terreur. Fut-ce lâcheté, fut-ce igoofanoe? Un seul monument de Saint-Denis a été jugé digne du Muséum par ces hommes de goût doublés d'hommes de cœur. C'est la belle vasque du xiu* siècle, aujourd'hui dans la cour de l'École des beaux-arts.
Voici la décision du Conservatoire :
ali fructidor anll (28août179i}. — Les Citoyens commi»saires, chargés par la Commissiou temporaire desarts d'aller à Fraooiade(Saint- Denis) esamiaer les objets d'art qu'il couvient de transporter à Paris, proposent qu'une grande cuvette de pierre de lierre {sic} de onze pieds six pouces de diamètre soit apportée et reposée dans le jardin du Muséum. La proposition, mise aux voix, est adoptée et ils sontinvités d'en faire part à la Commisslou temporaire ^. >
Il n'y a pas h nier la signification de ce document. Un seul monument de Sai n t-Denis méritai t d'entrer au Muséum I