PROVENANCE
L'Amour sur des échasses, en bois de poirier.
De Poix.
Briisac, a" 17
Louvùis.
Condé-Chantillj. Une chaise persée [sie] en lacq du Japon. Gertiflé véritable à Paris le i" fmotidor an \'. Naigbon.
Un oiseau dans son
nid
se
detteudaul de l'ap-
proche d'un loir
lait
BU
bois.
Jn vase de fleurs a
eau, sculpté aussi en
bois.
3 fructidor, qui l'tutoriBe k ret appartiennent à ton nuuidalairc du citDjBu Naigeon qui renvoi
■er des dépits nalicDSUi les olflet» d'art qui It remet encore au ConHirvatoire une lettre ledit citoyen nu Conservatoire, d'après la
CUI JOURNAL DE LENOIR
MaintensDtje serais injuste si je ne constatais pas que la recherche des objets d'art de second ordre, des meubles, des vases, des marbres, des matières précieuses a pu, à trèsjuste titre, quoique irrégulièrement, intéresser les divers membres de l'administration du Muséum. Us avaient un certain sentiment des besoins de la décoration d'une galerie. Ils ont recueilli, dans les dépôts provisoires, une certaine quantité de vases et de meubles utiles. Ils en ont racheté . quelques-uns, après les avoir laissé vendre. Ils étaient prêts, par exemple, à tous les sacrifices pour une table de bois pétriâé*. C'est une qualité. Mais n'oublions pas que, pen-
mème lettre du mÏDiatre, pour retirer les objets qui ont pané du àtgdl de k rue de Bwine au Musée central des arts.
« Parmi les otyeta réclamii se trouTe une pipe asiatique. Le Conservatoire, ea renietlant le corps et les accessoires de cet objet, obserre que le couromiement de la pipe, ouvrage en filigriiae d'irgent, a été Toté dans la gallerle du Muséum, te 17 niïàse an IV. « (Procèa-vertiaur du Conservatoire .J
fl Une pipe turque, en filigrane, avec snn bassin » fut rendue au priuct de Condé U S avril 1S16.
1. a Paris, le 24 veotdse l'an I[ de U République une et iadînsible.
« Gaspard Fabre, marchaud i Paris, rue du Bonrg^-l'Abbé, aux citojeiu composant la Commisaioi) de conserration du Muséum. — Cllorens, il y a euTiron trois ou quatre moit que j'ai acquis, poor la eomme de 12,200 livres, quatre tables de bois pétrifié. Plusieurs membres de la Commissiau des Arts, iastruita que j'étais propriétaire de ces meubles précieni, vinrent les visiter et tes mireot en réquisition pour la compte de la République, eu m'amuraul que, sous quelques jours, l'euléTement en serait fait. Depuis cette époque j'altens en vain l'eiécutioa de cette promesse et ce retard est inflnimenl préjudiciable à mes intérêts, puisque, sans cette réquisitiou, ces objets seraient déjà veadui et qae j'aurais acquitté les citoyens qui m'ont aidé de leur boursa, pour en faire le payement. Je vous observe que je snis père de lamille, ne possédant que la fortune d'un bon sans-culottes (c'est-à-dire mon industrie], etc., etc. J'attends de votre justice la prompte eiécutian de la promesse . que l'on m'a faite ou la main-levée de ta réquisition. »
La réclamation fut appuyée par la Commission du Muséum et les quatre tables turent achetées :
( Paris, ce i des saos-culottides de l'an U de la République française una et indivisible.
La Commission executive de l'Instruction publique an Gooservatoire du Muséum des Arts. — D'aprèsTarrélé du Comité d'Instmctioa publique du 28 fi'actidor qui charge la Commissioa executive de taire payer, sur les fonds mis à sa disposition, i\) citoyen Fabre, la somme de quinze mille deux cents livres pour le prix de quatre tables de bols pétrifié moDtées et enrichies de bronzes aussiUt qu'elles seront déposées au Muséum national, la Conunisnon invite le
,,.GoogIc
INTRODDCTfON. CLUI
dant ce temps-là, les statues de nos plus grands artistes ne valaient pas cinq cents francs, qu'on les achetait au poids du marbre' et que le Muséum n'avait qu'à ouvrir ses portes pour en recevoir gratuitement. Le marbre, provenant des églises dépouillées, abondait à un tel point dans tes. magasins de la République que Lenoir était obligé de laire arrêter des envois qui l'encombraient *. Il payait quelquefois des travaux exécutés dans le musée en donnant du marbre au lieu d'ai^ent ^. Ces amas de matériaux précieux devinrent en quelque sorte une carrière oîi, pendant vingt ans, on puisa pour tous les services publics *. Ces débouchés ne suffisant pas, on en vendait ^. Enfin, pour utiliser cet inépuisable chantier de pierres rares, le laboratoire de chimie nationale en iabriquait des eaux gazeuses '.
. On a vu que le Conservatoire du Muséum entendait être maître absolu de ses choix et prétendait, avec une dignité dont il faut lui savoir gré, en assumer sur lui toute la responsabilité, n montra une triste mais véritable énergie pour
CoDgerratoirB à recevoir le ddpdt da ces quatre Ublai, k le» faire placer duu le lieu le pluiceaveuableduMuséumet ji délivrer reconnMssance de cedépâtao ciloyen Fabre, pour que, lur m préseotation, U Commiaùon puisas ordooDsocer »n payement ainsi que le prescrit l'arrêté du Comité. — Silijt et fraternité. Les coDuniasalre et adjoint, GingdenS. — Clëhent ds Ris. <•
L'acquisition de cea deui tables fut uoe dea plue groasea affaires da la GommisBion temporaire des Arts, et ses procto-'Krbaui sont remplis du récit des démarcbes à 4a suite dasquelles elles entrèrent au musée. Vojei les séances de la Gommiasion temporaire des 30 plaviâae, IS germinal et SU floréal an II.
En parlant de ces deai tables, le rapporteur du Comité d'instruction publique disait, le £S frimaire an II, à la CouTention ; ■ L'on a vendu eaviroD huit mille livre» quatre tables de bois pétrifié qui avoieni appartenu à la femme du tjran et qui, estimées i leur valeur, ne pouvoienl pas l'être, u Ce fiit l'un des prîncipaui griefs qui Srent destituer la Commisaion des monumenn. Ces tables étaienl montées en acier poli et en bronze doré.
1. N" 83*, 864, 871, 873, 875,91i, 92i, 925, 938, 9**, IM7, 1051,1057, 1058, 1065, 1066, 1067, 1086, 1107, du Journal de Lenoir,