‹ Alexandre Lenoir (volume 4)Chapitre 69 sur 166 · INTRODUCTION. CXLIX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. CXLIX

Copie des objets formant l'épine de la Galerie *.

de 1793.

N-SSiP-lie.

NHB.p-JOe.

Brissac, n" 221 p. 7.

Une colonne cervelas, base marbre blanc, sur socle de marbre couleur de chair.

Un vase de porphyre gris,

Dnelabledemosaique de Florence, et pied de bois.

Un Mercure en bronze, par Bou- If^ne de Florence.

Le Urenrd'épines,flgQre en bronze.

Une tête de femme & deni faces, sur socle de bronze et bien turqnin.

Une baignense, petite figure en bronze.

Table de mosaïque de Florence en pierre de rapport.

Une pendule, par Robin.

Brissac, a' 160,

Palais EgaUté.

Crawfort, p. H.

U floréal, au dépôt.

Conti, p. 13.

BOUS cage de verre.

Une pendule, par Robin, ornée de bronze doré, dans un roc de marbre de bleu tnrqnin.

Une pendule planétaire, par le citoyen Janvier, sur piédestal eu acajou satiné.

Egalité, n' fil) de It pendule astronomique dont le, gauieniement rient de bire l'acquisition pour la faire traniporter au Huaéum avec les précautions nécewaireg. a Salut et fraternité,

■ BÉHËZECI,

« Le Directeur général de l'Instruction publique,

■ GraGOBNi. n

Autre pendule :

s 19 Brumaire an V. — Le Consanstoire autorise le citoyen Picault, l'un de .

ses membrEs, à retirer du dépét de la maison de Neste une pendole proveDOUt de la citoyenne Quinsqui (tic), marquée pour le Huséam par le citoyen Lebrun, Le citoyen Picaait en donnera reconnaissance au citoyen Nugeon. n 1. Cette pièce est antérieure au 2S thermidor an 111.

,,GoogIc

CL JOURNAL DE LENOIR

On a certainement remarqué ci-dessus, parmi les objete exposés sur l'épine, c'est-^-dire au centre de la galerie, une pipe indienne. It 7 en eut même deux, à un moment donné ; car, entre les rares pièces jugées dignes du Muséum et ■ extraites par ses membres des innombrables richesses mobilières des Coudé et des Conty, figuraient deux pipes orientales. Apparemment ce genre d'objets d'art était, alors, tout particulièrement apprécié. En voicl'la description :

u Une pipe indienne avec ses deux fioles et plateau décorés de filigranes. Le luyau est garni eu fil d'Or.

Il Autre pipe en filigrane, dont le plateau est écrasé. Le tuyau et les pincette sont de même travail. Il parait manquer à cette seconde pipe un double plateau et les deux bouteilles. »

Ces pipes eurent un tel succès, qu'elles tentèrent les voleurs '. Il diit 7 avoir une grande joie, parmi les amateurs spéciaux, le jour où la collection des pipes indiennes du Stathouder fut envojée à Paris.

Au milieu des préoccupations les pins graves, le 29 floréal an III, les hommes de goût du Conservatoire employaient ainsi leur séance et recommandaient au Comité d'instruction publique les travaux de a patience » suivants :

« Le citoyen Go rmi ère, artiste-sculpleurd'ornements, demeurant >i Paris, barrière de Fontainebleau, maison du citoyen Olivié, commune de Genlilly, se présente au Conservatoire. II met sous les yeux des conserrateurs deux de ses ouvrages en marbre propres à recevoir des cylindres de pendules. Ces ouvrages représentant des femUages annoncent un travail de patience, le marbre y étant IégÈr,ement évidé. Le citoyen Cormiëre remet au Conservatoire un mémoire tendant à obtenir un jugement favorable de ses talents. Le président lui répond, au nom de ses collègues, que le Conservatoire répondra à la demande que le Comité d'Instruction publique lui a faite à cet

INTHODUCrrON.

égard d'après l'opinion qu'il a coni;ue à l'inspection de ses ouTrages. Arrêté qu'il sera écrit, en conséquence, an Comité d'Instruction publique que, le genre de mérite que présentent les ouvrages du altojen Cormiëre pouvant être utile dans les travaux publics, le Conservatoire pense que, pour encourager l'auteur et pour offrir un modèle de la possibilité d'évider les Dfiatières dures jusqu'au poiut d'imiler la légèreté des plantes naturelles, il ferait bien d'acquérir un des ouvrages de cet artiste. Il a demandé, de l'un des ouvrages présentés au Conservatoire, la somme de deux mille quatre cents livres. Le Comité d'instruction publique déterminera, dans sa sagesse, si l'acquisition doit 6tre faite au nom du Gouvernement et par qui le prix en sera acquitté. ■

A côté des nombreux monumeDts de notre art national négligés ou dédaignés avec tant d'insolence, la préférence accordée à des objets orientaux, à des pendules, & des travaox de patience, de quelque beauté ou de quelque richesse qu'ils fussent, était, on eu conviendra, discutable. Mais que dire quand on trouve choisis de pareils objets !

Étal des objets déposés au dépôt xtQtiohal de la rue de Beaune et remis à r administration du Muséum central, — 2i messidor an V.

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