CLX JOURNAL DE LEN01B
les meilleures de ses pacifiques conquêtes, et même les objets précédemment refusés ou dédaignés par elle. Lenoir était compris par quelques hommes comme Mathieu et Gr^oire ; son dépôt fut déclaré permanent et érigé en Musée ' des monuments français le 29 vendémiaire an IV '. Il fut en même temps interdit aux conservateurs du Musée central, par le Comité d'instruction publique, de puiser à discrétion dans le dépôt des Petits-Augustins. Grand émoi parmi les tapissiers-décorateurs et les rentoileurs du Musée I profonde indignation chez les déballeurs attitrés des armées françaises :
« 6 brumaire * (an IV).
Le Cotnervatoire au Citoyen Guinguené.
« Citoyen, nous vous faisons passer une lettre du citoyen Lenoir ; elle annonce un arrêté du Comité de i'InstructioD publique ' ijui coutrarïe tous ceux qu'il avait pris eu faveur du Muséum des Arts et les ordres que vous aviez domiés pour l'exécution de ces arrêtés. Ainsi les dépéts provisoires deviendront autant de Musées dont les gardiens se feront une affaire ! Ainsi le Muséum &e verra privé des objets essentiels au complément d'une collection aussi utile à l'étude et aus progrès des Arts et conséquemment à la gloire nationale I Nous abandonnons & votre sagesse les réflexions qui naissent de tels événemens. •
Lenoir, affamé *, grelottant" dans sa masure-des Petits- Augustins, blessé dans l'accomplissement de son devoir, est traité, par cette assemblée de hauts fonctionnaires vaniteux,