octobre
3. Lenoir, an faiaant «gréer ie 29 Teadémiaire an IV (21 ocUère 17S5), par le Comité d'instruction pulitique, son pkn d'orgaDÎsstioD dd Musée dus monumenta franjais, uvait obtenu que, jusqu'à la décicion ministérielle, aucun monument ne serait distrait de sou dépAt,
4. Lenoir ne toucbi>it que 3,001} francs d'appainlements et trouTail moyen . d'acheter des objets d'art et de faire fouiller les ruines k ses tïais.
5. Vojrei les n» 3SS el 520 du Journal. Leaoir était réduit, après auloriM. . tion ministérielle, à chauffer son musée avec une partie de m» collections de
iculptures en bois.
nmtoDUCTiON. clxi
fainéants et imbéciles, comme un intrigant qui veut se faire une position I C'est odieui, mais c'est bien naturel. Une importante réaction s'était produite dans les idées, he bon vieux temps du caprice était passé. A l'ombre de la Tetreur, la direction incapable du Muséum avait suffisamment abusé de son pouvoir. Lenoir et son Musée avaient enfin rencontré un protecteur.
Si je me crois le droit d'être sévère pour l'administration républicaine des Musées, parce que j'ai les mains pleines de preuves accablantes, j'ai l'obligation de dire ce qu'elle fit de boa. 11 se trouvait parmi les Conventionnels des esprits fort judicieux, qui avaient individuellement des idées très-justes sur l'organisation des arts. Quand le 9 tbermidor eut rendu la lilwrté h Ginguené, on en fit un directeurde l'Instruction publique. Ginguené ', administrateur intègre et trèsintelligent, fit beaucoup de bien aux arts. Ce n'était pas un révolutionnaire, et il appliqua avec modération et discernement tout ce que les lois républicaines avaient d'utile. 11. comprit immédiatement la valeur de Lenoir et l'importance de l'immense collection qu'il avait formée à petit bruit, insensiblement et sans que ses plus hostiles adversaires s'en fussent aperçus. 11 fit accepter, par le Comité d'instruction publique, la proposition de Lenoir, qui consistait à rebdre sa collection publique (29 vendémiaire au'IV — 21 och^re 179S) ^ La Convention une fois retirée, un homme fort distingué, d'une rare habileté administrative, devint ministre de l'Intérieur, et ce fut, dans la vie de lutte du pauvre Lenoir, un court moment de répit. Bénézecb n'était pas de l'école des gens de goût, H estimait qu'un Musée n'est pas destiné
1. Lenoir, dtuu ion ttT^t-propoa de la Deieription hùtonque et ehrmtoio-
gigue de l'an VUI, p. 7, a bsutamenl Umoigné de l'intelligente interrentioD de GiagaeDé dans l'éUbliBiemenl du Musée des monuments fnnçaia.