‹ Alexandre Lenoir (volume 5)Chapitre 1 sur 124 · AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT

faut, pour assurer à l'œuvre inaugurée par Lenoir le développement dont elle est susceptible, commencer par revenir au berceau de cette œuvre. Ce n'est point là rétrograder. Jamais des conditions d'économie politique et sociale ne permettront en France la formation d'un musée comme celui qu'a fondé Lenoir, et nous ne pourrons jamais mieux travailler pour l'avenir que d'essayer, en la matière qui nous occupe, de reconstituer l'état du passé.

Je n'hésite donc pas à insérer mon projet et mes études sur le futur Musée de la sculpture du moyen âge et de la Renaissance au milieu de mes recherches sur le Dépôt des Petits-Augustins au temps de Lenoir. Je démontre ainsi l'utilité pratique de ces recherches. L'avenir de tout un grand département des collections du Louvre est absolument inséparable de la connaissance de ses origines. Les apports nouveaux, comme on le verra ci-après, ne feront que combler en apparence d'innombrables lacunes qui, du reste, ne sont pas toutes absolument irréparables.

Depuis 1816, on a certainement enrichi, par de judicieuses acquisitions, le fonds des musées nationaux en ce qui concerne la sculpture nationale ; je suis prêt à le reconnaître, je m'appHquerai à le constater, et je m'honore d'avoir concouru à cet accroissement continu. Mais on a, comme à plaisir, négligé trop souvent de recourir à la source principale de nos richesses, c'est-à-dire aux débris partout dispersés du Musée des Monuments français. Si féconde, comme on peut le remarquer déjà dans le musée actuel, cette source prouvera, par de nouvelles contributions au futur mu-

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