AVERTISSEMENT S
sée, qu'elle est loin d'être épuisée et qu'elle est, en quelque sorte, inépuisable. Le moment, d'ailleurs, est venu de faire rentrer au bercail toutes les brebis égarées, et, devant la formation rapide et la concurrence redoutable des musées rivaux de l'étranger, de faire appel aussi bien à nos glorieux vétérans qu'à nos récentes recrues.
De nouvelles salles ont été mises récemment à la disposition du Département de la sculpture du moyen âge, de la Renaissance et des temps modernes. Ces salles, au nombre de trois, sont contiguës à la salle de la cheminée de Bruges et à la salle des Anguier. Une d'entre elles, très basse de plafond, car elle est située au-dessous de l'escalier du musée égyptien, se prêtera avantageusement à l'exposition des figures couchées du moyen âge. C'est là, croyons-nous, qu'il y a lieu de reporter les trop rares monuments gothiques déposés actuellement dans l'étroit corridor d'entrée, où ils seraient remplacés par des inscriptions du moyen âge s'éclairant à jour frisant, et composant, par leur belle épigraphie et leur vieux style lapidaire, une digne introduction aux monuments de la sculpture. Ces trois nouvelles salles contiendraient, avec les statues du corridor actuel, la plupart des monuments du moyen âge et de la Renaissance dont on trouvera l'énumération ci-après et tous les monuments de l'école française renfermés dans la salle de Michel Colombe. Cette dernière salle, après avoir changé de nom, pourrait être affectée désormais à la suite des monuments italiens que la salle de Michel-Ange ne suffit plus à exposer.