N" 275 de la Description des sculptures modernes
2. En tête du catalogue de Vassé, qui est assez rare, Basan a placé une courte notice sur ce sculpteur, il nous a paru utile de reproduire cet « avertissement d contenant des renseignements qu'on chercherait vainement ailleurs :
« Dans le catalogue dont je donne ici le détail, on s'appercevra facilement que l'artiste dont je fais mention avoit rassemblé toute chose de goût et
divers monuments que nous avons déjà signalés, et du médaillon en marbre de Chevert \ à Saint-Eustache. Tous les auteurs ont répété à satiété qu'il avait travaillé au tombeau de Caylus, son protecteur, à Saint-Germain-l'Auxerrois. La reconnaissance peut avoir porté l'artiste à consacrer un monument spécial à la mémoire du comte de Caylus, indépendamment des travaux de bronze qu'il avait exécutés à Saint-Germain-l'Auxerrois, pour l'installation du fameux sarcophage de porphyre. Le Louvre possède trois dessins de L. Cl. Vassé et quelques-unes de ses œuvres ont été gravées. Passons maintenant au second bas-relief. Lenoir raconte
relatives à son art, et, quoique par ses talens il soit assez connu, je ne crois pas inutile de donner ici une note des monumens et autres morceaux dont il est l'auteur et qui serviront à éterniser sa mémoire.
« M. Louis-Claude Vassé mourut à Paris, en décembie 1772, âgé de 56 ans; il étoit fils d'Antoine Vassé, sculpteur du roi, son dessinateur pour la marine, et élève de Puget.
« L. Cl. Vassé, à l'âge de dix-huit ans, mit au prix pour la première fois, et gagna le second; et, l'année suivante, il gagna le premier, qui lui fit faire le voyage de Rome : 11 étoit élève de Bouchardon, dont il a conservé le goût et la manière de dessiner.
« Ouvrages connus de lui :
« Le tabernacle de Saint-Germain-l'Auxerrois.
« Dans la même église, le tombeau du comte de Caylus, dont il étoit ami particulier et singulièrement protégé.
« Le tombeau de M. de Brou, garde des sceaux, à Saint-Médéric.
« Le Martyre de saint Etienne, grand bas-relief, pour la ville d'Auxerre.
« La figure du même Saint, seul.
« Le tombeau du roi Stanislas, pour être placé à Nancy.
« Ainsi qu'un autre qui doit être mis à côté pour le cœur de la reine de France, sa fille.
« Le tombeau de la princesse de Galitzin.
« La figure de Diane en pied, faite pour le roi de Prusse.
« La figure de Minerve, aussi en pied, qui se voit au château de Lucieuues ainsi que les deux suivantes.
« Un groupe de deux figures, représentant Vénus dirigeant les traits de l'Amour, idem.
« L'Amour, un genou en terre, et occupé à retenir les Colombes de sa mère.
« Une femme en pied, sortant du bain, au château de Dampierre.
« Le fronton et l'avant-scène dn théâtre de l'Opéra, représentant les Muses et plusieurs groupes d'enfans, etc. » Cf. également les Œuvres complètes de Diderot, édition Brière, tome VIll, p. 58, 59, 378, 379; tome X, p. 80. »