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98 L'AiNCIEN FONDS DU MUSEE
présentant différens sujets et neuf groupes de figures d'ivoire ; quelques-uns de ces groupes sont isolés et les autres en bas-reliefs, tout cela sur différens sujets. On a tiré de ce cabinet deux bas-reliefs de marbre qu'on a portés h. Versailles et posés sur des devans de cheminée de l'appartement de la reine*. »
Que peuvent bien être devenus les marbres du cabinet des dessins du roi que Guillet de Saint-Georges et Caylus ont vus et maniés?
C'est une justice à rendre à la Révolution : elle a été paperassière. Nous pouvons aujourd'hui dresser le bilan de nos pertes et retrouver les origines des épaves que nous avons recueilHes. J'étais donc bien sûr de ne pas perdre la piste des jolies sculptures qui décoraient le ci-devant cabinet des dessins du roi. Et je n'ai pas compté en vain sur les habitudes d'hommes de loi qu'avaient tous les déménageurs de la Révolution ; témoin ce procès-verbal :
Catalogue des objets appartenant à la Nation et qui existent dans la galerie des dessins au Louvre, inventoriés le 24 septembre 4792, l'an P' de la République française.
L'an mil sept cent quatre-vingt-douze, le premiei^ de la République française, le 24 septembre, dix heures du matin, nous commissaii'es nommés en vertu du décret du 11 aoust pour veiller à la conservation, recueillir et faire la recherche des tableaux, statues, dessins et autres monumens relatifs aux Beaux-Arts dépendant du ci-devant mobilier de la Couronne, nous sommes transportés au cabinet des dessins confiés à la garde du citoyen Vincent, peintre, où, étant et lesdits dessins nous ayant été représentés, il a été procédé de suite à l'inventaire et description desdits dessins et autres objets relatifs aux arts pareillement confiés à la garde dudit sieur Vincent, ainsi et de la manière qui suit :
1. Deux petits bas-reliefs de marbre autrefois posés à Versailles sur le devant de cheminée de l'appartemeat de la reine et que je n'ai pu retrouver (variante du manuscrit de Caylus.)