A VERSAILLES
Le musée de Versailles, vers lequel s'étaient dirigés sous le règne de Louis-Philippe tous les efforts de l'administration, avait successivement accaparé, de 1834 à 1848, presque toutes les sculptures du moyen âge et de la Renaissance possédées par les musées nationaux , que ces sculptures fussent de marbre, de bronze ou de plâtre. Le marquis de Laborde ne parvint à former, à Paris, l'embryon du musée actuel du moyen âge qu'en faisant rentrer certaines pièces. Nombre de monuments excellents avaient cependant été oubliés. A la suite d'un rapport adressé à M. le directeur des Musées nationaux le 1^'" mars 1883 et publié dans la Chronique des Arts des 17, 24 et 31 mars de la même année, les objets suivants ont été rapportés de Versailles à Paris, en même temps que des moulages, d'après les statues originales restituées, étaient envoyés de Paris à Versailles :
PmLipPE VI, excellente sculpture en marbre du quatorzième siècle, tirée originairement de la chapelle des Bourbons au couvent des Jacobins de la rue Saint- Jacques, à Paris; n° 276 du Catalogue du musée de Versailles.
Le retour à Paris de cette statue vient poser un pro-
blême que, pour l'utilité des catalogues du Louvre, nous voudrions essayer de trancher et à la solution duquel l'histoire de la sculpture française pendant le quatorzième siècle est elle-même particulièrement intéres;ée.
Jusqu'à l'apparition du catalogue d'Eudore Soulié', cette figure avait longtemps passé à Versailles pour être celle de
Philippe VI au couvent des Jacobins de Paris, marbre (musée du Louvre).
Fac-similé du dessin de Jean Rabel,
gravé dans les Antiquités de Paris, de Gilles Corrozet et Nicolas Bonfons, 1588.
Jean II. Lenoir, qui la sauva en la recueillant aux Petits- Augustins, n'avait pas établi son identité ^ M. de Guilhermy ^