Catalogue du musée de Versailles, n
2. Alexandre Lenoir, son Journal et le Musée des Monuments français, t. l^', n°s t)o'>, 700 et 706.
3. Monograpfde de Saint-Denis, p. 281. Je partage absolument l'opiuion de M. de Guilhermy, et je ne crois pas qu'on doive penser à assimiler cette statue d'un roi portant le sac de ses entrail'es avec une statue de Charles V, représenté dans la même posture, provenant de Maubuisson et achetée par Lenoir, en 1809, en vertu de l'autorisation suivante : «Paris, le 9 mai 1809. — Le ministre de l'intérieur, comte de l'Empire, à M. Lenoir, administrateur du Musée des Monumens français. — J'ai reçu, Monsieur, la lettre par laquelle vous demandez l'autorisation d'acheter pour le Musée des Monumens français plusieurs objets d'art provenant de l'ancienne abbaye de Maubuisson. Ces objets sont : 1° la statue couchée de Charles V, roi de France; 2° celle de Bonne, fille aînée de Jean de Luxembourg, roi de Bohème et femme de Jean il, roi de France; 3° la statue à demi-couchée de Madeleine de l'Aubespine, femme de François de Neufville, seigneur de Villeroy; 4° quatre grands vitraux, peints en 1542. Puisque vous pensez que l'acquisition de ces objets d'art est utile au musée et que le prix en est modéré, je vous autorise à les acheter pour la somme de douze cents francs, y compris le transport, que le possesseur en demande. J'ai l'honneur de vous saluer. » La statue rapportée de Versailles ne ressemble d'ailleurs en rien, quant à la physionomie, à la statue couchée de Charles V conservée actuellement encore à Saint Denis. Les deux statues en question appartiennent seulement toutes deux à une même école de sculpture, et peut-être sont dues au même artiste.. Les conclusions de ma note n'auraient
fut le premier à la reconnaître comme celle qui avait été sculptée aux Jacobins de Paris, sur le tombeau contenant dans cette église les entrailles de Philippe VI. En effet,
Statue de Philippe VI aux Jacobins
de Paris. ( Fac-similé et réduction d'un
dessin exécuté pour Gaignières
au dix-septième siècle. )
Statue de Philippe VI aux .lacobins
de Paris.
( Fac-similé de la planclie
des Antiquités nationales de Millin. )
Millin a décrit ce tombeau et l'a fait graver dans ses A?iti' quités nationales^ '^oivQ figure d'ailleurs avait été précédemment dessinée pour Gaignières^ au dix-septième siècle,
pas été changées, même si la statue avait dû être considérée comme un portrait de Charles V.