De S.-Germain'deS'Prés. Childebert en pied; cette
82. [Lenoir a complété ainsi la phrase du no82] : « par Chardin. »
86. Ce grouppe a été gâté par un abbé de cette collégiale, qui
fit modeler un Saint-Esprit sortant de la bouche du Père éternel,
pour indiquer comme quoi le Verbe s'étoit fait chair. Ce tour
d'esprit est digne d'un sorboniste.
Statue gothique, en pierre de liais, n'est cependant pas du tems de ce roi.
89. De la même maison. Une Vierge, même style, même pierre, et de grandeur naturelle.
90. Des Célestins. Quatre figures de femmes, de grandeur naturelle, en marbre blanc, par Michel Anguier, représentant les qualités nécessaires aux guerriers. Posées à la base de la pyramide Longueville.
9\ . De la même maison. Une colonne de marbre blanc, d'ordre composite, haute de dix pieds six pouces, diamètre de quatorze pouces, ornée de couronnes et de chiffres, élevée à Thimoléon de Cossé, comte de Brissac.
92. Même maison. Une colonne torse, ornée de lauriers et de feuilles de vignes; haute de neuf pieds, sur qukize pouces de diamètre ; c'est l'ouvrage d'un nommé Barthélémy, sculpteur, que le connétable de Montmorency aimoit et protégeoit, et qui mit vingt ans à exécuter ce monument, avec sa base, élevé h la mémoire de son brave protecteur.
93. Du Jardin de Richelieu, rue de l'Union, faubourg du Boule. Un jeune Faune antique, de marbre de Paros, restauré en différens endroits, sur une base de marbre blanc, venant des Célestins.
91. Ce Brissac étoit valeureux et fanatique. On remarque dans le chapiteau de la colonne quatre pigeons. Cet emblème vient sans doute de ce que, dans sa jeunesse, ses camarades l'appeloient Pigeon, à cause de son air doux. Il ne tint pas parole, car, depuis, il devint cruel, dit Millin dans son ouvrage sur les Anti- ^ités nationales. D se trompe sur Tallégorie du chapiteau, car, lorsque je Tai fait déplacer pour le transport du monument au Dépôt, j'ai vu que les prétendus pigeons étaient des aigles. Ce genre de chapiteau est pris des anciens. On voit de ces sortes de chapiteaux aux colonnes des anciens temples, et particulièrement au temple d'Auguste, à Rome.
93. Il n'y a que le torse et une portion de la tête qui soient antiques; le reste est de restauration.
94. Du m^e jardin. Un petit groupe en marbre blanc, représentant l'Amour et l'Amitié, copié d'après la galerie de Florence, par Le Gros.
95. Des Célestins. Un entablement en marbre blanc, servant à couronner la colonne de Brissac.
96. Des Blancs-Manteaux. Une statue de Vierge, en pierre de Conflans, par Sarazin, sur une base de marbre blanc, des Célestins.
97. De S.-Landry. Quatre petites colonnes de marbre vert antique. Hauteur, cinq pieds huit pouces; diamètre, sept pouces quatre lignes.
98. Du jardin de Richelieu y rue de t Union y faubourg du Roule. Un des esclaves qui dévoient orner le tombeau du pape Jules second, ainsi que le numéro iOl, en marbre blanc, exécuté à Rome, par Michel- Ange, dans la proportion de six pieds et demi.
Ces deux morceaux, uniques en France, d'une composition aussi étonnante que savante, portent avec eux l'idée du sublime et du terrible dont leur auteur étoit animé.
Ces statues furent données par Robert Strozzi à François !«', qui en fît cadeau au connétable de Montmorency. Elles furent placées dans des niches de la façade du château d'Écouan. Dans la suite, le cardinal de Richelieu s'empara de ses statues, les fît transporter dans son château, qu'il faisoit construire en Poitou; depuis, le dernier maréchal de Richelieu en avoit décoré son jardin à Paris, et enfin elles avoient passé à sa parente, qui émigra, et, par ce moyen, procura à la nation un présent dont François P' n'auroit jamais dû disposer.
Nota, Ces morceaux que j'ai déterrés, pour ainsi dire, de chez l'héritière de Richelieu, sont, en sculpture, aussi précieux que