XXXII AVERTISSEMENT
été placée dans la rotonde gui, h Saint-Denis, devait servir de tombeau à la famille des Valois, elle fut remisée au Louvre, avec les autres marbres de cette chapelle, dans la salle des Antiques, considérée alors comme un magasin. C'est là que Sauvai la vit et la décrivit, au dix-septième siècle, dans les Histoire et recherches des antiquités de la ville de Paris. La présence de la « Mère de Pitié » , toujours au même endroit, est encore signalée à la fin du dix-huitième siècle par Tbiéry, dans son Guide des amateurs et des étrangers voyageurs à Paris. La Vierge de Pilon, trouvée par Lenoir dans la salle des Antiques, entra aux Petits- Augustins le 25 ventôse an IV et en sortit le T' brumaire an XI pour aller à Saînt-Paul-Saint-Louis. Tout cela est expliqué, depuis 1878, dans le tome XXXVIII des Mémoires de la Société des Antiquaires de France.
La statue de la Vierge assise tenant l'enfant Jésus sur ses genoux, attribuée à Coyzevox, ne vient pas de la salle des Antiques, comme on le dit (p. 293). De l'an V à l'an X, Lenoir a toujours déclaré, dans tous ses catalogues, au numéro 318, que la Vierge dite de Coyzevox a été tirée de Saint-Paul. L'opinion, qui donne la salle des Antiques pour provenance à la Vierge de Coyzevox, n'a pas d'autre fondement qu'une erreur typographique introduite dans un ouvrage récent. Le rédacteur de l'Inventaire des ceuvres d'art appartenant à la ville de Paris est un érudit plein de critique et de sagacité. Il sait très bien d'où venait la Vierge de Saint-Paul-Saint-Louis. La mention, qui a trompé l'annotateur des Archives y est une faute d'impression qui m'a été signalée, par l'auteur lui-même, il y a déjà longtemps. On comprend qu'il est très difBcile d'imprimer, sans erreurs typographiques, des tableaux à nombreuses colonnes. Ces légères fautes ont, d'ailleurs, leur utilité. Elles permettent de prendre en flagrant délit ceux qui puisent leur érudition, non pas aux sources historiques, mais dans les manuels