EXTRAIT DU BULLETIN CRITIQUE XXXIII
et les ouvrages de seconde main, en un mot, qui ne travaillent pas par eux-mêmes.
La Renommée en bronze du château de Richelieu (p. 341 et 349) n'est jamais entrée au Musée des Monuments français et n'est pas aujourd'hui au musée du Louvre. La Renommée du Louvre (n** 164 du catalogue des sculptures modernes) provient tout au contraire du tombeau du duc d'Épernon, à Cadillac. Clarac {Musée de sculpture^ tome V, p. 322, n"" 2626b) dit très nettement : « Notre statue décorait le tombeau du duc d'Épernon à Cadillac, en Guienne. Elle fut enlevée en 1793 et placée dans le jardin de l'Hôtel de ville de Bordeaux. » C'est de là qu'elle fut amenée au Louvre. Cf. un article de M. Chabouillet, Revue desSocié-' tés savantes^ sixième série, tome III, page 332, et la notice de M. Braquehaye, in-S"", de 12 pages, intitulée : Statue de la Renommée provenant du mausolée du duc (TÊpemonj à Cudillac^ etc. (extrait du tome III des Mémoires de la Société archéologique de Rordeaux). L'erreur aurait pu être évitée par les éditeurs Aq% Archives %'i\% n'avaient pas suf^rimé, dans le dossier imprimé, deux lettres de Lenoir en date des 28 et 28 février 1808.
Ce n'est pas la seule preuve que je pourrais fournir de l'absolu défaut de préparation des éditeurs du présent livre. Ceux-ci ne se sont pas donné la peine de lire les ouvrages imprimés de Lenoir* Cette étude préalable leur aurait évité, cependant, quelques erreurs, révélé la publica-tion de nombreux documents, qu'ils réimpriment ingénument comme inédits, et fait connaître l'existence de bien des pièces dont les Archives sont dépourvues, quand elles auraient dû, sinon les reproduire, au moins les signaler. A la page 109, il est question de la statue ou du groupe de Louis XIV domptant la Fronde^ aujourd'hui à Chantilly, et non pas à Chilly-Mazarin, comme on Fa dit depuis, trouvé en Tan VI dans les caves du palais des Cinq-Cents.