EXTRAIT DU BULLETIN CRITIQUE XLI
elle devra figurer dans le corps du journal, c'est-à-dire à une place équivalente à celle où a paru l'attaque de votre collaborateur.
Agréez, Messieurs, l'assurance de ma considération.
Albert Lenoir.
Membre de l'Institut.
La presse scientifique fut unanime à reconnaître la justesse de mes* critiques. Les Archives du Musée des Monuments français sont jugées. Que dis-je? elles sont condammées par leurs propres auteurs. Mes contradicteurs n'osent même pas défendre le dangereux système de publication, le triage, qu'ils avaient adopté au début. Ils disent que j'ai déjà reçu, dans un supplément paru le 20 juin 1885 ou que je recevrai prochainement, satisfaction au sujet des pièces dont j'ai signalé la disparition dans le premier volume. Je devrais être désarmé. J'oublierais donc tout, même les dénonciations et les mesures administratives dont j'ai été l'objet, et je ne dirais plus rien si, pour avoir réclamé justement, je ne me voyais accuser de mauvaise foi et de calomnie.
On lit dans la Revue de VArt français^ dirigée par le secrétaire de l'Inventaire général des Richesses d'art de la France, à propos de la dernière de ses publications, les lignes suivantes qui font allusion aux Archives du Musée des Monuments français : « Ainsi se poursuit cette œuvre éminemment utile et patriotique, attaquée par certains avec la plus extrême violence et la plus insigne mauvaise foi. Il sera bien facile de démontrer, quand on en aura le loisir, qu'au fond des calomnies dont l'entreprise a été l'objet, il n'y a qu'une simple question de boutique. Nous parlerons de tout