‹ Alexandre LenoirChapitre 32 sur 143 · XL AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

XL AVERTISSEMENT

des richesses d*art décida, sur ma proposition, d'éditer les Archives du Musée des Monuments français, et, depuis lors, la commission s'est montrée trop constamment soucieuse de mener à bien cette importante publication pour que je n'éprouve pas le besoin de la remercier de ce qu'elle fait^. Quant à la défendre contre les attaques de M. Courajod, la pensée ne pouvait m'en venir. Les anno'tateurs des Archives du Musée des Monuments français, MM. Jules Quicherat, Paul Mantz, Anatole de Montaiglon, Jules Cousin, Alfred Darcel, Henry Jouin, n'ont pas à être défendus *. Que votre collaborateur se le tienne pour dit : tout ce qui doit entrer dans la publication, il l'y trouvera 3. Des erreurs se glisseront sans doute sous notre plume, au cours des notes dont nous accompagnerons plusieurs milliers de documents : c'est chose inévitable et la critique signalera ces fautes. Ce que nous ne pouvons admettre, c'est que l'on suspecte notre loyauté; ce que nous interdisons à M. Courajod, c'est de mettre en cause notre honneur*.

Je vous prie. Messieurs, et au besoin je vous requiers, d'insérer cette lettre dans le plus prochain numéro du Bulletin critique, où

1. Je n'ai jamais empêché M. Lenoir d'exprimer sa gratitude à n'importe qui. Il me l'a exprimée à moi-même^ en présence de témoins, quand, en 1878, j'ai publié le premier volume d'un ouvrage intitulé : Alexandre Lenoir, son Journal et le Musée des Monuments français, dans lequel il a bien voulu reconnaître^ à cette époque^ un hommage rendu à la mémoire de son illustre père.

2. Je prie le lecteur de se reporter à la page 243 du Bulletin critique. Il y verra le respect que je professe pour la plupart de ces savants.

3. Mieux vaut tard que jamais. Je vais donc voir tous les proscrits reprendre leur place au foyer; j'en suis fort heureux. — Mon honorable contradicteur^ qui est si bien renseigné sur mon compte^ ne peut pas ignorer que depuis deux aus je proteste contre la méthode adoptée pour sa publication. Dans le Bulletin critique des !«' et 15 avril 1884, j'ai démontré que les Archives du Musée des Monuments français, «remplies d'erreurs, étaient vides des documents les plus importants ». Si la publication du second volume confirme les espérances qui nous sont données, l'expédient de Verratum, dissimulé sous un morcellement arbitraire d'archives, sera venu à point. Je demande seulement la permission de faire reniarquer que la composition de ce second volume, — commencé à l'aide d'éléments entièrement semblables par leur nature à ceux qui remplissent le premier volume, » justifie absolument toutes mes critiques.

4. Mes critiques visent simplement le caractère de l'œuvre et non pas le caractère d'un homme que je respecte et à qui je ne cesserai de témoigner une profonde déférence. Ceci dit, je maintiens que j'ai le droit de constater et de qualifier comme il me convient des altérations matérielles apportées à des textes historiques.

Page 1