‹ Alexandre LenoirChapitre 35 sur 143 · AVERTISSEMENT XLIII · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT XLIII

verture des deux premiers fascicules du tome I" portait seulement ce titre : « Archives du Musée des Monuments français publiées par M. A. Lenoir, » sans aucune distinction entre les sources.

Il est impossible de nier que les documents parus dans le premier volume n'aient été triés et choisis. On peut diJBférer d'opinion sur l'appréciation de l'époque où l'opération a été consommée et sur le but qu'on s'est proposé, mais le fait n'en existe pas moins. Ce n'estpas une calomnie que de le constater. Aquifera-t-on croire qu'on a débuté par publier des copies incomplètes, inexactes et tronquées en se proposant de recourir ensuite aux documents originaux et en se réservant d'en donner ultérieurement le texte intégral ?

Bien qu'une copie du Journal de Lenoir existât dans les papiers dits papiers personnels de M. Albert Lenoir, (le fait est reconnu par les éditeurs, t. II, p. 101) ; bien qu'un autre exemplaire ou qu'un autre texte du même journal existât aux Archives nationales et eût déjà été publié depuis sept ans, les éditeurs ont supprimé ce journal dans le premier volume ou n'en ont donné que des bribes insignifiantes. Pris ensuite de regrets, ils le restituent tout doucement au public dans le tome II, c'est-à-dire dans le volume qu'on veut faire croire entièrement puisé aux Archives nationales. Il semble que rien n'est plus simple que cette innocente insertion d'un document déclassé. Mais, attention! le texte qu'on nous livre n'est pas du tout celui des Archives. C'est tout au contraire celui des papiers dits personnels. Pourquoi n'est-il pas venu à son heure et à sa place rationnelle dans le tome I"? ou que signifie votre

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dtôtinction entre les sources docamentaires? Il ii*est que trop facile de le comprendre. H est facile aossi de s'apercevoir que ce tome n n'est qn'un erratum plas on moins spontané, échappé à des auteurs qui ne savent pas où ils vont ni ce qu'ils font Mes contradicteurs reconnaissent eux-mêmes, par Tinsertion expost facto du Journal de Lenoir, que j'avais raison de protester contre la suppression.d'un document important, c'està-dire contre la violation de tous les principes reçus en matière de publication historique.

Pour être en progrès marqué sur le premier volume, le premier fascicule du second tome n'est pas cependant irréprochable. Les éditeurs, dans une pièce passée volontairement sous silence au coursdu tome P**, puisqu'elle n'était pas inédite, et restituée dans le tome II, page 22, confondent Barras avec Barère, et impriment, contrairement au texte original, le nom du premier à la place du nom du second. C'est plus qu'une faute d'impression.

Un annotateur de la page 25 du tome II se trompe quand il dit qu'il y avait à Paris deux statues du cardinal de BéruUe. Il y en avait trois. Il n'est pas nécessaire pour s'en convaincre de recourir aux paperasses nouvellement et inutilement réimprimées. Il suffit de consulter les catalogues publiés par Lenoir. Les éditeurs se sont fait d'ailleurs un plaisir de prendre presque tout le temps, dans leurs annotations, ces trois statues les unes pour les autres.

Le texte du Journal de Lenoir, tiré des papiers dits PAPIERS personnels et imprimé dans le volume consacré, d'après son titre, aux documents des archives,

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