‹ Alexandre LenoirChapitre 36 sur 143 · AVERTISSEMENT XLV · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT XLV

est visiblement pris sur une copie défectueuse. Les éditeurs (page 28 du tome II) ont consenti à imprimer le mot boiSj quand ils reconnaissent qu'il faudrait le mot marbre. Pourquoi n'ont-ils pas voulu recourir à un autre manuscrit, celui desArchives nationales qu'ils ont négligé à tort et qui porte la bonne leçon? Un peu plus loin, p. 31, nouvelle erreur de lecture: «MaiguEN» est imprimé par MaiguEU. C'est encore la faute de leur manuscrit tiré des papiers personnels. Le manuscrit des Archives nationales porte encore la bonne leçon, et, cependant, les mêmes éditeurs, je le répète, ne craignent pas d'imprimer sur le titre que les documents du second volume sont empruntés à la source des archives publiques. Voilà une preuve indiscutable de la vérité que j'avance, à savoir que des documents, connus de mes contradicteurs lors de l'impression du premier volume, ont été volontairement supprimés, et que le second volume n'est qu'un vulgaire procédé d'erratum. Je ne veux pas aller plus loin. Je ne m'étais permis de rechercher les intentions que parce qu'on n'avait pas hésité à incriminer les miennes dans les Nouvelles Archives de V Art français.

Plutôt que de vérifier, à l'aide des documents qu'ils ont sous la main, l'exactitude des faits qu'ils avancent, MM. les annotateurs répètent simplement les opinions qui circulent. Ils enseignent, par exemple, tome II, p. 42, note 4, que le buste de François P*", en bronze, n'* 108 du catalogue actuel du Louvre, provient directement du château de Saint-Maur-les-Fossés. Ce buste provenait immédiatement de la salle des Antiques. MM. les annotateurs le sauraient si, au lieu de réimpri-

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mer, en le morcelant, le Journal de Lenoir, ils s'étaient donné la peine de le lire et de Tinterpréter. A la date du 7 germinal an IV, Lenoir s'est exprimé ainsi : « Le dit jour, de la salle des Antiques, du citoyen Scellier, reçu un buste à mi-corps, avec des bras, de François P, en bronze. » D y a eu, du reste, au Musée des Petits-Âugustins, deux bustes en bronze de François I*'.

Un des annotateurs des Archives du Musée des Monuments français me reproche d'avoir été violent dans la discussion. N'a-t-on pas le droit d'être vif quand on est provoqué. En effet, je ne lui avais pas encore reproché, moi, de m'avoir accusé, dans les Nouvelles Archives de TArt français (2"" série, tome II, 1880-1881, p. 379), à propos du tome PMe mon livre sur le Musée des Monuments français, « d'être en train do fausser complètement l'histoire ». Je le laisse m' attaquer; je le laisse attaquer sans me plaindre l'administration à laquelle j'appartiens, dans la petite revue bibliographique instituée, sous le nom de Revue de VArt français^ pour servir de réclame aux ouvrages do deux des éditeurs des Archives du Musée des Monuments français. Et ce sont ces Messieurs qui osent parler de « boutique » !

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