IV AVERTISSEMENT
premier ordre. Elle nous renseigne d'une manière bien précieuse sur la période la plus obscure de l'histoire du Musée des Monuments français, période de formation, pendant laquelle cet établissement n'était qu'un dépôt provisoire, mais capable de lutter d'importance, gr&ce à l'activité de Lenoir, avec le Muséum des arts. Elle nous initie aux premiers rapports qui existèrent entre le dépôt des Petits-Augustins et le Muséum. Elle commente par avance certains passages du journal de Lenoir et nous explique pourquoi, dès l'origine, il y eut rivalité entre les deux établissements. On y voit que Lenoir méritait de faire partie de la commission du Muséum et qu'il le désirait. Quels services un homme de cette valeur eût pu rendre à la science s'il avait été assez protégé ou assez intrigant pour se faire nommer! Le Louvre serait aujourd'hui le plus beau musée de l'Europe. J'ai montré, dans l'introduction du tome I" A' Alexandre Lenoir^ son Journal et le Musée des Monuments français^ ce qu'ont Tait au début les grotesques personnages qui, pour le malheur de la France, parvinrent à écarter Lenoir du Muséum des arts. Il faut bien peu de clairvoyance pour ne pas comprendre l'importance du document ci-après imprimé ou beaucoup d'audace pour s'imaginer qu'il suffira, afin de le soustraire définitivement à l'histoire, de le passer sous silence à^xi%\^s Archives du Musée des Monuments français.
Docnment supprimé par les éditeurs des « Archives i^
Lettre écrite à Lenoir en 1792 ou en 4193.
Ce dimaDche.
Votre billet d'hier soir, mon ami, ne m*a point étonné, d'après ce qui m'avoit été dit que le citoyen auquel on avoit écrit devoit se rendre aux instances très réitérées des commissaires du Muséum qui ne peuvent rien toucher faute de fonds. Ce qui se trouve de tableaux dans la galerie est réellement fait pour frapper et pour émouvoir. Vous les connaisses en partie, et d'Angiviliers