‹ Alexandre LenoirChapitre 5 sur 143 · EXTRAIT DU BULLETIN CRITIQUE V · texte numérisé non relu

EXTRAIT DU BULLETIN CRITIQUE V

leur avoit fait faire des cadres qui, sans ajouter à leur valeur, y donnent de Téclat. Ils en ont quelques centaines qui, nécessairement, par la loi des affinités, doivent faire venir avec eux les meilleurs de chez vous et faire par conséquent cesser la lutte qui étoit entre la municipalité et le département de Tlntérieur.

n n'y a pas de doute que qui que ce soit de la commission, de la municipalité, du département et de chez le Ministre n'a plus travaillé que vous pour procurer à la nation des chefs-d'œuvre non pas oubliés, mais perdus ; que qui que ce soit n'a mis plus de zèle, parce qu'à votre âge et irritable naturellement comme vous l'êtes, on ne peut voir, sentir, juger et entreprendre comme des hommes plus âgés que vous, usés par les sociétés et gâtés par l'esprit de corps, etc.

Ces considérations réunies font de vous l'éloge le plus flatteur ; mais il faut encore le faire valoir auprès du ministre afin que vous soyez quelque chose dans la commission. Il semble que cette société ne soit ouverte qu'à la majorité des membres de l'Académie et non à l'homme essentiel à la chose. Car, sans la révolution du 10 août dernier, qu'auroit-on à offrir au public si ce ne sont les objets que réellement vous avez soignés ? Si, comme je le suppose, le citoyen Barrère vous veut du bien, il a de grands moyens à employer pour vous être utile et déterminer le ministre^ du moins si vous n'êtes pas de la commission, à être attaché au Muséum, indépendamment de la place que vous occupez. Ce sera un soulagement à vos peines et une consolation pour vos amis sincères tel que votre dévoué,

(Pas de signature. Un paraphe seulement.)

Les éditeurs des « Archives ».

Les éditeurs n'ont publié que trois pièces pour Tannée 1792, sous les numéros ix, x et xi,

Docnment supprimé, malgré son importance.

Lettre adressée à Lenoir par le Conservatoire du Muséum des Arts,

Paris^ le 20 décembre 1792^ Tan I«r de la République. D'après le zèle que vous aviez montré, Monsieur, de concourir avec nous de tous vos moyens à la formation du Muséum natio-

Page 1