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là grille de la chapelle dans la cour de TÉcole, sont des surmoulés exécutés d'après des bas-reliefs originaux acquis * par Lenoir, et déposés aujourd'hui au musée de Cluny*. Dépassons la première barrière formée par Tare du château de Gaillon et par les colonnes tirées du même édifice, et pénétrons dans la deuxième cour. Nous retrou-
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Mascaron de la vasque de Saint-Denis , à l'École des Beaux- Arts.
VOUS, au milieu, le célèbre lavabo des moines de Saint- Denis datant du commencement du treizième siècle ^ C'est le premier et presque Tunique monument de Tabbayequi ait été rapporté au Louvre sur la proposition des membres du
1. On lit dans les papiers de Lenoir, sous le numéro 223 de son Catalogue : « Acquisition faite à M. Sellier, marchand, au coin de la rue de Seine. — Quatre bas-reliefs en bronze doré, représentant des sujets de dévotion, modelés en 1550, par Quermesel. Ces bas-reliefs décorent les piédestaux de la porte du seizième siècle. » Dans le tome III du Musée des Monumens français, p. 45, Lenoir nous apprend que ces bas-reliefs représentent «la Nativité du Christ, l'Adoration des Mages, la Résurrection et plusieurs siyets du Nouveau- Testament. »
2. Catalogue du musée de Cluny,v. 418 : «No» 5105-5108, la Résurrection du Christ et celle de la Vierge, l'Adoration des bergers et TAdoration dss mages* » Panneaux de cuivre repoussé et doré. — Beau travail italien du seizième siècle. ~ Ces belles plaques faisaient partie de la chapelle de
François 1»*, à l'ancien musée des Petits- A ugustins Elles ont été remises,
en 1861, par M. Duban, membre de l'Institut et architecte de TEcole des Beaux-Arts. -- Hauteur, 0",38; largeur, 0'",32.
3. « La date *)^ dit M. de Guilhermy {Inscriptions de la Francey t. II> p. 145),
ccnservatoîre du Muséum *. Depuis son transport à Paris, cette vasque a mené une vie errante. Installée d^abord dans le jardin de l'Infante, vers le mois de floréal an IV ^, elle y fut cassée en plusieurs endroits ^ Ensuite, elle passa aux Invalides, où elle devait être ajustée sur l'esplanade avec le lion de Saint-Marc. C'est de là qu'elle fut tirée pour venir aux
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Mascaron de la vasque de Saint-Denis, à l'École des Beaux-Arts.
Petits-Augustins, où elle n'entra que fort tard, car elle n'arriva que le 4 octobre i809. Le Journal de Lenoir nous
« en était fixée par ces deux vers^ gravés autour d'un socle placé au centre du bassin et servant de support à quatre petites figures de bronze :
Hugoni fratres abbatireddite grates;
Hoc manibus fratrum nam sustultt ille lavacrum.
Il s'agissait ici, sans aucun doute, de Hugues VI, 42e abbé et le dernier de ce nom, qui siégea de 1197 à 1204. » — Cf. également Du Breuil> Théâtre des antiquités de Paris, p. 1146.
1 . Alexandre Lenoir, son journal et le Musée des monuments français ^ t. ler, p. c. — Voyez, sur la vasque de Saint-Denis, la Notice sur un grand bassin de pierre déposé dans la première cour du Musée des Monumens français, par M. Éloi Johanneau, insérée en 1810 dans le tome V des Mémoires de l* Académie celtique, p. 517 à 520, et le Dictionnaire raisonné de f architecture française, de Viollet-le-Duc, t. VI, p. 174. Elle est gravée dans les Exemples de Décoration de Léon Gaucherel. Les mascarous, représentant Pan, Neptune et Sylvain, sculptés sur les lèvres de la vasque et reproduits ci-contre, sont tirés de l'ouvrage de M. de Guilhermy.