II
traces évidentes sur son tombeau. Notons encore que la forme des capitales romaines composant les iascriptions est empruntée à Tltalie, et n'oublions pas de relever sur ceux des panneaux qui sont exposés au Louvre, dans la salle de la Renaissance, une double faute : saNtvs gregorivs, saNtvs lEBONiMvs, lapsus bien naturel à une main italienne.
Millin nous a conservé, dans ses Antiquités nationales^ une description et une vue gravée de la chapelle de Commynes : « Il (Commines) mourut le 16 août 1S09^ à Ârgenton. Son corps fut transporté aux Augustins, dans cette chapelle qu'il avait fait arranger pour lui. La figure de Commines, qu'on a mise sur ce tombeau, le représente fidèlement ; elle a été faite deux ans avaait sa mort. Cette figure et celle de sa femme sont placées sur un tombeau commun, orné, à ses angles, d'une feuille d'acanthe. Au milieu^ entre les écussons de Commines et de son épouse, est une gerbe de bled, liée avec un ruban sur lequel on lit cette devise : Qui non laborat, non manducet; qui ne travaille pas ne doit pas manger.
(( Cette gerbe et cette devise appartenaient à la maison de Penthièvre. Commines a les cheveux courts ; il est vêtu d'un manteau écussonné à ses armes ; il a les mains jointes, et il est agenouillé îlevant un prie-Dieu en forme de lion, qui ressemble beaucoup à ces figures d'animaux dont on orne les traîneaux destinés à courir sur la glace. L'écusson de Commines est de gueules au chevron d'or, accompagné de trois coquilles de même. C'est son épouse, Hélène, qui est auprès de lui, coiflFêe d*une espèce de guimpe, avec une croix au col et devant un prie-Dieu dont la forme est celle d'un autel antique^ orné d'une gerbe entre deux cornes d'abondance^ Au-dessus sont ses armes, mi-partie de La Clite-CommineSj son épouse, et de Jambes ou Chambes d'Argentdn. Commines avait eu, de son mariage, une