‹ Alexandre LenoirChapitre 68 sur 143 · DE GAILLON^ TELS QUE LENOIR LES A DISPOSÉS · texte numérisé non relu

DE GAILLON^ TELS QUE LENOIR LES A DISPOSÉS

Fac-similé de la planche 80 du Mmée des Monument français.

80 LES DÉBRIS DU MUSÉE DES MONUMEiNTS FRANÇAIS

raient tombés les ouvriers français chargés de les appliquer aux murailles de l'édifice, quand ils ont pris, comme je le crois, pour des « antiquailles » ou qualifié de ce nom des monuments à la confection desquels ils n'avaient pas assisté. Ces médaillons-là représentent tous des empereurs et des personnages connus ou supposés de Fantiquité clas-

Empereur romain imaginaire.

Médaillon en marbre de travail italien du commencement du seizième siècle.

( Mnsèe du LouTre. )

sique. L'un d'eux, qui est parvenu au Louvre, porte cette inscription fantaisiste: ((IMPE[mtor]CALDVSIVS)) tracée en belles lettres capitales empruntées à l'épigraphe italienne de l'époque. D'autres, comme la prétendue Anne de Bretagne, sous les traits de Minerve, et le prétendu Louis XII, sous la figure de Mars, ainsi que le jeune homme de profil à gauche, placés tous trois à l'École des Beaux-Arts, sont des œuvres bien plus remarquables et tout à fait dignes de l'attention des artistes et des historiens. Ils appartiennent au

musée du Louvre et ne sauraient être plus longtemps distraits, hors des collections nationales, de la destination à laquelle ils ont été affectés régulièrement par les pouvoirs publics. Si le musée central de la France n'est plus désormais en état de lutter pour des acquisitions nouvelles, sur le marché contemporain, avec la concurrence étrangère, au moins convient-il qu'on lui assure la possession des monuments dont, par hasard, le Louvre est propriétaire.

Voici comment ces objets d'art furent accordés par l'autorité compétente, sur la demande du directeur des musées nationaux et annexés aux collections nationales de sculpture moderne, après la suppression du Musée des Monuments français décrétée en 1816 :

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