Jal> Dictionnaire de biographie et d^histoire, p
3. Mémoires de la Société de Vhistoire de Paris ^ t. II ï, p. 218.
4. Les gros payements faits sans détails à Germain Pilon^ et notamment ceux des pages 528 et 532 de la Renaissance des arts à la cour de France^ autorisent parfaitement cette supposition.
ta 9
5 il
pièce anatomique. On croit que cette statue est le premier essai de Pilon pour Tune des statues couchées qui ornent le tombeau du roi Henri II qui est à Saint-Denis ^ Le numéro 125 du catalogue — Lenoir nous l'apprend encore par le numéro 686 de son Journal — était entré au Musée des Monuments français le 19 germinal an IV et provenait de la salle des Antiques. C'était donc bien la Catherine de marbre que Sauvai avait vue et qu'il prenait à tort pour une Anne de Bretagne. Si le lecteur a bien voulu suivre notre raisonnement, il admettra avec nous que cette sculpture, signalée dès 1572 dans l'atelier de Germain Pilon, directeur de tous les travaux du tombeau des Valois, devait être l'œuvre de Jérôme délia Robbia ' . Disparue ou plutôt méconnue et inconnue depuis 1816, cette figure est aujourd'hui retrouvée. C'est la statue qui nous occupe.' Œuvre d'un grand style, elle est demeurée à l'état d'ébauche. Cette sculpture, qui provient évidemment, comme je l'ai démontré, de l'ancien Musée des Monuments français, n'a pas quitté depuis la Révolution le couvent des Petits-Augustins^oùelle est restée oubliée comme tant d'autres après 1816. Dans un mémoire, publié en 1878 par la Société des antiquaires de France, j'avais cru devoir reconnaître en cette statue le Christ mort signalé et décrit par Sauvai,
1. La coexisteoce des deux figures de Catherine morte est indiscutable, puisqu'on lit dans le tome IV du Musée des monumens français, p. 150 et 151 : « Sous le numéro 457, nous ayons déjà remarqué les belles statues couchées de Henri II et de Catherine de Médicis, représentés nus dans leur état de mort. Le numéro 125 fait voir une figure anatomique qui porté un grand caractère, une grande connoissance de Tanatomie et des formes humaines. On croit que cette figure est l'essai de celle que Pilon projetoit pour le tombeau de Henri IL » Dès l'édition de l'an X, le catalogue de Lenoir déclarait que la statue décrite sous le numéro 125 n'était qu'ébauchée.
2. Ce qu'on a dit de plus complet de Jérôme délia Robbia se trouve dans le Château du bois de Boulogne, dit château de Madrid, par Léon de Laborde, 1855, in-8. Cf. également Barbet de Jouy, Les Délia Robbia, sculpteurs en terre cuite émaillée, 1855, in-12; W. Bode, Die Kûnstler familie délia Robbia (Kunst und Kûnstler des Miltelalters und der Neuzeit), 1878, in4; Cavalucci et Molinier, Les Délia Robbia et leur œuvre, 1883, in4.
mentionné ensuite par Émeric David, et j'avais supposé que Sauvai avait pris la figure d'un gisant pour celle d'un Christ au tombeau. Cette assertion, qui s'était produite en face d'une sculpture puissante, mais à peine dégrossie, et devant un monument aperçu subrepticement dans l'ombre avant la disposition actuelle, n'avait rîen que de très vraisemblable. Elle rencontra heureusement un incrédule dont la contradiction m'a fait découvrir la vérité. MM. Miintz et Dupuis ont bien voulu me faire savoir que feu M. Peisse, ancien conservateur des collections de l'École des Beaux- Arts, avait protesté contre mon assimilation, et qu'il soutenait que le cadavre regardé par moi comme un Christ ou un gisant était le corps d'une femme. L'opinion d'un membre de l'Académie de médecine est d'un grand poids en cette matière, et les connaissances anatomiques spéciales de M. Peisse faisaient de lui un excellent juge de la question. Grâce à l'obligeance de son savant successeur, j'ai pu examiner le monument, longuement et tout à mon aise. M. Peisse avait parfaitement raison. Ce cadavre est celui d'une femme. La tête, à peine ébauchée, laisse paraître derrière elle un certain relief épargné dans le bloc de marbre par le sculpteur qui s'y réservait d'y tailler une chevelure longue et dénouée dont le mouvement d'ondulation est perceptible.
Voilà donc la Catherine dont la trace était perdue depuis 1816. Qu'on ne me dise pas que la mesure de cinq pieds indiquée dans les comptes de 1S65 ne concorde pas mathématiquement avec les dimensions de six pieds fournies par l'inventaire de Médéric de Donon, en 1872. D'abord, on sent que ces mesures ne sont qu'approximativement évaluées. Ensuite, les points extrêmes mesurés ont pu varier suivant qu'on s'occupait de la figure elle-même ou du bloc dont elle était tirée. Il est bien certain, d'autre part, que Germain Pilon a refait une Catherine «gisante». Cela
résulte d'un document publié par M. de Boislisie dans les Mémoires de la Société de V Histoire de Paris ^ p. 273. « Un gros blo de six à sept pieds de long qui fut scié en deux, dont a été fait le portrait gizantz du feu roy Henri, que Dieu absolve, et de la royne mère du roy. )) D'ailleurs, cette seconde Catherine morte se retrouve aujourd'hui à Saint-Denis et devient une preuve palpable de notre assertion. Enfin, l'auteur de la première statue de Catherine couchée sur son tombeau étant décédé le 4 août 1566, c'està-dire peu de temps après le payement du premier acompte sur la commande royale, l'œuvre qu'il laissa et que nous prétendons poursuivre devait se présenter à nous inachevée. C'est précisément ainsi que nous apparaît en ce moment, dans la chapelle de l'école des Beaux-Ârts, la sculpture dont nous croyons avoir établi avec certitude les origines et la provenance. Ajoutons enfin que l'œuvre n'est pas française et qu'elle trahit la main d'un Italien imbu de toutes les doctrines ultramontaines.
Le cadavre de Catherine de Médicis est déposé sur une sorte de sarcophage formé de morceaux provenant du tombeau des Poncher. Quelques-uns de ces morceaux ne sont que des moulages ; mais une notable partie est composée de fragments originaux, et ces fragments appartiennent au Louvre, comme nous l'avons démontré précédemment. Ils ont été découverts et m'ont été signalés par feu le baron de Guilhermy, dans les travaux de déblais nécessités par l'établissement d'un calorifère. Lorsque je les aperçus pour la première fois, ils étaient retournés la face contre le sol et servaient à faciliter aux terrassiers le roulement de leurs brouettes.
Nous voici en présence d'un fragment du tombeau de l'amiral Chabot qui a été longtemps dédaigné et dont je tiens à refaire l'histoire avec de grands détails. Jusqu'au 4 août 1882, jour oîi je pénétrai pour la première fois dans
le jardin privé de l'École des Beaux-Arts, ce lion de marbre n'avait été reconnu par personne, pas même par Téminent auteur de la Statistique monumentale de Paris^ dans son essai de restitution du tombeau de l'amiral Chabot. Quoiqu'il fût facilement transportable^ on le laissa se détériorer
Le lion da tombeau de l'amiral Chabot, actaellement à l'École des Beaux- Arts.
à la pluie. En 1882, la démonstration qui va suivre fut accueillie par des sourires et niée avec une remarquable assurance. En 188S, ma découverte est purement et simplement exploitée par mes contradicteurs*. J'en prends acte.
1. On lit dans V Inventaire général des richesses d'art de la France, archives du Musée des monuments français, 2« partie, 1885, c'est-à-dire dans Verratum de la !'« partie, parue en 1883, un document publié déjà par moi en 1878; ce docun>ent est ainsi annoté par les nouveaux éditeurs : « Les deux génies funéraires et la Fortune sont conservés au Louvre (no» 104 à 106, catalogue de M. Barbet de Jouy, édit. de 1873). — P. M. — Le lion est encore à l'École des Beaux-Arts (voir la note des monuments du musée des Petits- Augustins, restés à l'École des Beaux-Arts). — J. G. » Mon travail sur le lion du tombeau de l'amiral Chabot a paru dans la Gazette des Beaux- Arts, en octobre 1882.
La Statue de l'amiral Chabot est certainement une des plus belles œuvres de sculpture exposées au Louvre dans la salle de la Renaissance. Son éloge n^est plus à faire. Je n'ai pas non plus à revenir sur la question d'attribution. J'adopte tout ce qu'a dit excellemment M. Anatole de Montaîglon dans le tome V des Archives de Tort français^ p. 356 à 362. Sa discussion est un modèle de critique historique et d'appréciation esthétique. Malgré d'ardentes recherches, je n'ai rien encore trouvé de décisif pour trancher, à Kaide d'un argument irréfutable, le difficile problème posé par cette sculpture, ni pour nous débarrasser d'une attribution traditionnelle, adoptée, en dépit de son invraisemblance, par un trop grand nombre d'historiens. Mais, si aucun document n'est venu m^éclairer sur le nom de l'auteur de la statue, la persistance de mes investigations m'a permis de découvrir un fragment du monument trop longtemps méconnu et égaré, et je suis en état de présenter au public le mausolée de Chabot, non pas tel qu'il est sorti des mains de son auteur, ni tel qu'il figura pendant deux siècles dans l'église des Célestins, mais du moins, tel que Lenoir le regut en 1792. Le respect de l'œuvre originale dans toutes les parties qui ont survécu, la tentative de reconstitution matérielle du monument primitif, sont, à mes yeux, le commencement de la sagesse.
On sait que la statue du musée du Louvre n'est qu'un fragment d'un vaste et grand monument qui décorait la chapelle d'Orléans dans l'église des Célestins, de Paris. L'image du monument primitif nous a été conservée par Piganiol (Descripiion historique de la ville de Parisj tome IV, p. 204), et parMillin {Antiquités nationales, tome P% Célestins, III, pi. 12, p. 56) dans deux estampes que nous reproduisons en fac-similé. Il résulte de l'examen des gravures de Piganiol et de Millin que presque toute la
partie décorative du mausolée ^ a disparu et que le Louvre nous montre seulement la statue couchée de Chabot, la petite figure de la Fortude placée autrefois au bas du sarco-
Tombean de l'amiral Chabot anx Célesting.
Fac-similé de la planche publiée par Piganiol dans la Description historique
de la ville de Paris.
phage, et les deux génies funèbres disposés de chaque côté du monument. Mais le Louvre, qui a hérité ce chef-d'œuvre du Musée des Monuments français, n'a pas regu intégralement le legs de Lenoir. Car, si Lenoir n'avait pu tout
1. C'est probablement cette partie décorative, ce cadre, qui a motivé Tattribution à Jean Cousin de l'œuvre tout entière. Une décoration sculptée présentant la même disposition d'un ovale en largeur, est conservée, à Sens, dans le Musée archéologique établi au rez-de-chaussée de la salle Synodale.
LE TOUBEÂU DE L'AMIRâL CHABOT AUX CÉLESTINS Fac-similé de la planche pabliée par Millin dans les Antiquités nationales.
recaeillir, il avait da moins conservé davantage et c'est ce que nous devons démontrer.
Il faut d*abord bien définir ce que Lenoir avait reçu. On lit dans le Journal de Lenoir. « Etat n^ 1 », intitulé : Monuments, statues et colonnes qui sont entrés au dépôt des Petits-Augustins pendant les années 1791 et 1792*: ((N**8.
— Des Célestins — Plus deux génies en albâtre tenant
des torcbaires {sic) venant du tombeau de l'amiral Chabot. Un lion et une figure allégorique représentant la Fortune
renversée N« 42. — Des Célestins. — Statue en albâtre
et couchée représentant l'amiral Chabot, sculptée par Jean Cousin; il est appuyé sur son casque et dans l'attitude du repos. Plus un sarcophage en marbre noir. »
Ces renseignements sont parfaitement exacts, car Lenoir, dès 1793, au milieu d'un inventaire officiel imprimé, les a confirmés dans les termes suivants, pages 2, 6 et 27 de la Notice succincte des objets de sculpture et architecture réunis au dépôt provisoire national rue des Petits-^Augus-tins *, etc. : « N° 1 1 . — Môme maison [Les Célestins] — Deux génies de marbre de Paros, sculptés par Jean Cousin, venant du tombeau de l'amiral Chabot... N"" S8. — Des Célestins. — La figure de l'amiral Chabot, en marbre blanc de Paros, par Jean Cousin. Il est appuyé sur son casque dans l'attitude du repos. Le sarcophage qui le porte vient des Feuillans Saint-Honoré. N"" 249. — Des Célestins. — Une figure renversée de dix-neuf pouces de long, sculptée en marbre de Paros, par Jean Cousin, représentant la Fortune renversée, prise au tombeau de Chabot, posée sur un socle de marbre noir. N*250. — Idem. — Un lion sculpté dans le même marbre par le même artiste, provenant du
1. Alexandre Lenoir, son Journal et le Musée des Monuments français, 1. 1«^ p. 2 et 5.
2. Cette notice^ qui est en quelque sorte la première édition du catalogue de Lenoir^ a été imprimée avant le 28 décembre 1793. Voy. le t. !«' à* Alexandre Lenoir, son journal et le Musée des monuments français, p. x et 25^ n» 189.
même tombeau, que j^ai fait poser sur un socle de marbre noir. )) Leaoir reçut encore quelques morceaux de ce mausolée,
Tombeau de l'amiral Chabot, aa Musée des Petits-Augustins. Fac-similé de la planche G da Musée des Monumens français, de Lenoir.
mais leur passage au dépôt des Petits- Augustins ne laissa plus de traces dans les catalogues à partir de (797, et c'est pour cette raison qu'il omet de les mentionner dans son Journal.
1. On lit dans la Notice succincte, etc., de 1793 : «N* 56. Môme maison (les Célestins). Deux petits génies, bas-reliefs de marbre blanc par Jean Cousin, du tombeau de l'amiral Chabot. » Ces génies apparaissent encore dans la
Du tombeau original de l'amiral Chabot, Lenoir ne posséda donc, d'une manière définitive, que la statue principale, la petite figure de la Fortune, deux des quatre génies (ceux qui étaient debout), et le lion placé au pied de la statue. Telle est, au complet, la succession dont nous avons à reviser les comptes et à examiner la transmission. Lenoir, dans son dépôt provisoire et ensuite dans son musée, arrangea et classa ces fragments suivant sa fantaisie, et, en les mélangeant à d'autres éléments de décoration d'origine difTérente, il les fit servir à diverses combinaisons. D'abord, il érigea à Chabot un mausolée de sa façon. On peut voir ce monument factice dans la planche 100 du Musée des Monumens fratiçais de Lenoir, et dans la planche 32 des Souvenirs du Musée des Monuments français de J.-E.Biet. Lenoir a décrit, en môme temps, dans son grand ouvrage (tome UI, p. 54), le résultat de sa restitution monumentale quand il dit : « Cette belle figure d'albâtre de Lagny (lisez de marbre), digne du ciseau de Michel-Ange par la vérité du style, le caractère du dessin et la belle exécution, est de la main de Jean Cousin. Elle est supportée par un sarcophage de marbre noir que j'ai orné de pattes de Ûon en bronze, et de chabots par allusion au nom de l'amiral qui avait placé ce poisson dans ses armoiries...» Lenoir s'exprimait encore ainsi sur ce mausolée, dans les diverses éditions de son catalogue, à partir de 1797 : « N"* 98. La figure de Philippe Chabot, amiral, mort en 1S43, exécutée en albâtre par Jean Cousin. L'amiral est appuyé sur son
Description de Tan I V^ souâ les numéros 290 et 291^ ainsi décrits : « Même maison (les Gélestins). Deux génies en albâtre posés sur un fond de marbre noir. — Même maison. Un lion chimérique en albâtre. Ces trois morceaux sont aussi de Cousin et tiennent du même monument. » On lit encore dans le même catalogue, sous le numéro 167 : a Gélestins. Deux ornements sculptés en albâtre, par Jean Cousin, provenant du tombeau de Chabot. » On lit enfin, dans le catalogue de Pan lY, sous le numéro 207^ à propos d'un tombeau venant de Saint-Sulpice : ... J'ai fait poser ce tombeau sur des têtes de lions chimériques, exécutées en albâtre par Jean Cousin. »
casque dans l'attitude du repos. On remarque dans sa main le sifflet avec lequel il commandait la manœuvre. Léon Chabot, grand écuyer de France, avait érigé ce monument à son père, dans la chapelle d'Orléans, aux Célestins de Paris : On voit, au bas, une petite statue en albâtre.
Monument élevé par Lenoir & la mémoire de Jean Goasin.
(N* 253 da Catalogue de Lenoir.)
Fao-simiié de la planche GXVII da Mus^ des Afonumens français.
exécutée par Jean Cousin, représentant la Fortune renversée, allégorie relative à la perte que faisait la chose publique dans la personne de Chabot. Les bas-reliefs du piédestal, qui ont été mutilés, sont de Pilon ; ils représentaient saint Paul et Melchisédec. Ils étaient placés à Saint-Étienne-du- Mont^ )) Enfin une note manuscrite de Lenoir, rédigée à propos de ce monument, au moment de la suppression du musée des Petits-Augustins, est ainsi conçue : « Ce tom-
1. Aigourd'hui au mufeée du Louvre, n*»* 133 bis et 133 ter de la Description des sculptures de la Renaissance, du moyen âge ei des temps modernes.
beau ayant singulièrement souffert dans son déplacement (il était tout en alb&tre blanc) a été entièrement recomposé. Les belles colonnes de vert antique qui portent le sarcophage viennent de Saint-Landry, les pilastres jaunes de Saint-Sulpice et les bas-reliefs du piédestal de Saint- Étienne-du-Mont. »
Les deux génies funèbres que.Lenoir n'avait pas utilisés dans la restitution fantaisiste du tombeau de Chabot furent employés par lui à la composition d'un cénotaphe élevé à la mémoire de Jean Cousin^ et qui porta, à partir de 1802^, le numéro 2S3 du catalogue. Lenoir nous apprend ce fait dans le Musée des Monumens français (tome III, p. 100), où il nous dit : « N"^ 253 et 484. Les monuments qui suivent furent érigés à la mémoire de deux artistes célèbres, Jean Cousin et Germain Pilon. Ces deux monumens ont été exécutés sur nos dessins. Le premier est composé de deux figures d'alb&tre exécutées de la main de Cousin. On lit, au bas, l'inscription suivante : A la mémoire de Jean Cousin peintre et sculpteur, fondateur de l'École française, mort en 1S50. » Le cénotaphe de Jean Cousin demeura intact jusqu'à la suppression du musée des Petits-Augustins, et il a été gravé, pi. 117 du Mtisée des Monumens français^ et par Biet dans les Souvenirs du Musée des Monuments françaisyfl. 31.
Quant au lion du tombeau primitif des Célestins, il fut
1. Lenoir dit, dans sa Description historique et chronologique des monumens de sculpture réunis au Musée des monumens firançais, Paris, an yiU, Ayant-propos, p. 14 : «Vous, Goujon et Cousin, dignes fondateurs de TEcole française, vous avez aussi aggrandi les arts, et l'érection de vos tombeaux est une dette que j'ai voulu payer en faveur des ^siècles à venir. Ces monumens ont été exécutés d'après mes plans et mes dessins, ainsi qu'une grande partie des monuments renfermés dans ce Musée, que j'ai été obligé de recomposer et de rajuster selon leur âge, à cause des prodigieuses mutilations qu'ils avoient souffertes. »
2. Cette date est celle de la publication du tome Hl du Musée des monumétis français, dans lequel le monument de Cousin porte le numéro 253. Ce numéro ne fut cependant assigné dans les catalogues sommaires du musée des Petits-Âugustins qu'à partir de 1810.
ITT
appelé à jouer un rôle dans la composition du monument restauré de Claude-Catherine de Clermont-Tonnerre.
Le lion dn tombeaa de l'amiral Chabot aax Petits-Aagustins. Fae-ûmilé do la planche CXXYIII da Musée des Monumens français, do Lonoir.
Lenoir, en effet, dans le tome III, p. 139 et 140 du Musée des Monumens français, nous fait savoir quelle fut sa destinée après son admission aux Petits-Augustins. Voici le texte de Lenoir : « NM15 — De l'Ave Maria. — Statue en marbre blanc, de Claude-Catherine de Clermont-Tonnerre,