BENEDICTION APOSTOLIQUE
RoME^ Dît Vatican, 12 mai i8çj.
Révérend Frère,
Dans les diffé^'ents ouvrages que vous avez publiés snr l antiesclavagisine , le Saint-Père a vu avec plaisir que vous avez voulu seconder Fiinpulsion donnée par Sa Sainteté à Tœiivre éniineniment chrétienne et huma^iitaire de l abolition de Fesclavage.
C'est pourquoi le même Souverain Pontife 7na ordonné de vous renouveler ses remerciements pour Hiommage que vous venez de lui rendre par t offre de ces ouvrages, et de vous confirmer la paternelle bienveillance avec laquelle il vous a déjà accordé la bénédiction apostolique, pour .vous encourager à continuer votre dévoîiement à une œuvre digne de tant d applaudissement et de faveur.
Je suis heureux de pouvoir vous exprimer ces sentiments bienveillants du cœur de Sa Sainteté, et cest comme marque dune estime toute particulière que je me dis Votre très affectionné en Notre Seigneur M., cardinal RA MPOLLA .
^ Au Révérend Frère Alexis-Marie^ des Ecoles chrétiennes.
Nous adressons avec confiance ce petit ouvrage à toutes les âmes généreuses qui s'intéressent à YŒîLvre anliesclavagiste fondée, sur l'ordre de Léon XIII, par l'éminent cardinal Lavigerie, et soutenue si vaillamment au centre de l'Afrique par les défenseurs de nos missionnaires.
Mais nous dédions particulièrement o.^ Journal de Voyage aux jeunes gens de nos établissements d'éducation, à commencer par ceux qui furent les condisciples ou les concitoyens du jeune Alexis Vrithoff.
Nos lecteurs ne cherch^pnt pas précisément ici les hauts faits qui ill;içpënt de rares explorateurs, moins encore lès^ fantaisies d'un roman imagmaire et mensonger, propre a égarer les intelligences.
C'est le récit pur et simple d'un voyage par mer et par terre, qui a duré presque une année ; l'histoire d'une expédition justifiée par la noblesse du but à atteindre, et sous la conduite d'un chef dont le commandement n'empêche pas l'initiative du subordonné, dans les mille circonstances où l'imprévu joue un grand rôle.
Le jeune Alexis n'a écrit qu'à ses parents, et ses notes tracées chaque soir au bivouac, après les fatigues de la journée, expriment simplement et franchement ce qu'il veut conter à sa famille et à ses amis, sans rechercher aucunement les formes littéraires, qui eussent été prétentieuses sous sa plume.
Dans son style, il se montre tel qu'il est, franc et généreux, sans artifice et sans fard, soldat