‹ Alexis Vrithoff, compagnon des capitaines Jacques et Joubert au lac TanganikaChapitre 2 sur 94 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

volontaire sans peur et sans reproche, qu'aucune faiblesse n'a fait dévier de son devoir, qu'aucune privation n'a pu faire regretter le pays natal.

Une autre qualité de son « Journal », c'est qu'il n'offre presque aucune interruption. Chaque jour a sa note plus ou moins détaillée. Esprit méthodique et constant, malgré son insouciance native, le voyageur n'omet absolument rien de ce qui peut intéresser le lecteur désireux de se rendre compte des moindres particularités d'une expédition en Afrique.

Mais le récit du jeune homme n'a pas un caractère exclusivement personnel.

Première victime ou plutôt « premier martyr » d'une cause sainte, Alexis faisait partie d'une troupe nombreuse. Son histoire se mêle à celle de l'expédition antiesclavagiste elle-même, composée de plus de 500 personnes, conduite par le vaillant capitaine Jacques et par deux autres de leurs compatriotes.

Le « Journal » fait voir les efforts héroïques que nécessite la traversée des déserts africains au milieu de populations souvent hostiles qui barrent le passage.

On y voit aussi à l'œuvre sur le Tanganika les missionnaires catholiques et leur plus ancien défenseur, le capitaine Joubert, que le capitaine Jacques est allé ravitailler et secourir.

Bien plus, l'intérêt de cet ouvrage ne s'arrête pas au 5 avril, date de la mort glorieuse de notre jeune héros. Nous y avons ajouté des lettres subséquentes par lesquelles le capitaine Jacques nous expose la suite des événements qui se sont passés à Albertville sur la fin de l'année 1892.

La nouvelle de ces événements tragiques a

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