CHER ENFANT
Ton front est sans couleur, ta paupière s'est close
Au souffle glacé de la mort.
Tu n'es plus ! ... telle hélas ! s'étiole une rose
Sous la froide haleine du Nord !
Mais tandis qu'ici-bas nous contemplons tes restes
En les arrosant de nos pleurs, Triomphant, tu souris aux phalanges célestes
Qui vont te mêler à leurs chœurs.
Sur leur aile emportée, oui, ton âme s'élève
Vers le séjour des immortels, Comme un lis éclatant que le lévite enlève
Pour embellir les saints autels.
Ah ! jette sur les tiens que ta perte désole,
Un regard du sein des Élus !
Et qu'un rayon du Ciel en secret les console
Du cher enfant qu'ils ont perdu !
Ancien professeur d'Alexis.
Dédié à M. Vrithoff, père.
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