‹ Alexis Vrithoff, compagnon des capitaines Jacques et Joubert au lac TanganikaChapitre 76 sur 94 · CHER ENFANT · texte numérisé non relu

CHER ENFANT

Ton front est sans couleur, ta paupière s'est close

Au souffle glacé de la mort.

Tu n'es plus ! ... telle hélas ! s'étiole une rose

Sous la froide haleine du Nord !

Mais tandis qu'ici-bas nous contemplons tes restes

En les arrosant de nos pleurs, Triomphant, tu souris aux phalanges célestes

Qui vont te mêler à leurs chœurs.

Sur leur aile emportée, oui, ton âme s'élève

Vers le séjour des immortels, Comme un lis éclatant que le lévite enlève

Pour embellir les saints autels.

Ah ! jette sur les tiens que ta perte désole,

Un regard du sein des Élus !

Et qu'un rayon du Ciel en secret les console

Du cher enfant qu'ils ont perdu !

Ancien professeur d'Alexis.

Dédié à M. Vrithoff, père.

ûfîAaii^rKîa^âf:

Page 1