‹ Alexis Vrithoff, compagnon des capitaines Jacques et Joubert au lac TanganikaChapitre 90 sur 94 · MORT · texte numérisé non relu

MORT

DU CARDINAL LAYIGERIE.

Au moment de terminer cet ouvrage, un triste événement nous force à y ajouter un second chapitre funèbre,

La Société antiesclavagiste vient de faire la plus grande perte dans la personne de son illustre fondateur, le cardinal Lavigerie, mort le 2 5 novembre 1892, en la maison des Pères Blancs, à Saint-Eugène, près d'Alger.

Sa dépouille mortelle, après avoir reçu à Alger les honneurs officiels dus à son rang et aux éminents services rendus à la patrie française, a été conduite triomphalement par la flotte à Carthage, pour y être inhumée dans un caveau que lui-même avait préparé dans la cathédrale en construction.

Des services solennels pour le repos de son âme ont été célébrés, non seulement dans les diocèses dont il avait la direction, mais encore dans plusieurs villes de France, notamment dans la cathédrale de Paris, dont il était chanoine d'honneur.

A Bruxelles, le comité directeur de la Société anties- Cîavagiste belge a fait chanter à la cathédrale Sainte-Gudule, tendue de noir pour la circonstance, une messe à laquelle ont assisté S. É. Mgr Goossens, cardinal de Malines, Mgr Nava di Bontife, nonce apostolique, et une foule de notabihtés.

Les absoutes ont été chantées par Mgr Jacobs, doyen de Bruxelles, et l'éloquent orateur sacré, Mgr Cartuyvels, vice-recteur de l'Université de Louvain, a prononcé le touchant panégyrique de l'immortel défunt.

Charles-Martial ALLEMAND LAVIGERIE était né à Bayonne (Basses-Pyrénées), le 3 i octobre 1825. Après avoir été, à Paris, professeur à la Sorbonne, et directeur des écoles d'Orient, il fut, à Rome, auditeur de Rote pour la France. Il fut sacré évêque de Nancy, en 186 3, et nommé archevêque d'Alger, en 1867. Le pape

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