‹ Alfred de Curzon, peintreChapitre 1 sur 59 · Alfred de Curzon, peintre (1820-1895) · texte numérisé non relu

Alfred de Curzon, peintre (1820-1895)

Vous voulez, mon cher ami, que j'écrive une Introduction au livre de vérité, tendre et grave, que vous venez de consacrer à la vie, à l'œuvre, à l'art de votre père. Ayant lu, avec le recueillement nécessaire, les épreuves de votre étude, toute fondée sur des documents, je n'ai pu m'empêcher de vous faire remarquer l'inutilité d'une méditation préliminaire quelconque au seuil d'un ouvrage, lentement mûri, religieusement élaboré, où tout est clair et parle haut. Cet ouvrage, nul n'était mieux qualifié que vous pour l'entreprendre, et vous le saviez à n'en pas douter; mais, façonné à bonne école, vous vous êtes longuement préparé à remplir votre tâche filiale. Il ne vous eût point convenu, en réalisant trop vite le dessein résolu, de paraître n'avoir écouté que le mouvement de votre cœur quand on attendait de vous, en même temps, les raisons de votre esprit. Pour rendre à votre éminent et vénéré père l'hommage le plus digne, vous avez recouru aux sévères méthodes dont il avait, plus que personne, insinué en vous le culte et l'amour en vous dirigeant vers l'admirable école des Chartes. Aujourd'hui que, riche de pensées et d'expérience, fortifié en vos souvenirs, parvenu à la maturité de l'âge et bien éclairci

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