VI PREFACE
r écrivain, qui lï appelle ou sa protestation ou ses remarques.
Elle se nomme M"^" Martellet ; au service d Alfred de Musset, elle se nommait M^^^ Adèle Colin .
On Fa connue longtemps, dans un petit magasin d'horlogerie, rue du Fauhourg-Saint-Honoré.
Trop âgée, et la mort ayant, autour d'elle, fait des vides qui ne se comblent pas, seule et sans assistance, elle a cédé son fonds. Elle s est retirée dans une rue voisine, la rue de Duras. Elle y occupe, au numéro 7, au premier, un appartement décent, bien ordonné, embelli des choses de sa longue vie, des meubles qui furent à « Monsieur de Musset ». Au mur, des tableaux : un pastel, quelque Louison de ïautre siècle,' espiègle et pudique, avec, au coin des lèvres, la mouche que la marquise de Pompadour du conte découvrit au solliciteur discret. Puis, des portraits : un beau soldat, volontaire clans la gendarmerie de la garde, M. Martellet; Adèle, en 1860,' à l'époque de son mariage, quelle accepta d'accomplir sans entraînement ni vocation, ajustée comme M imi Pinson, jolie, mais songeuse.
L'imagé de Musset se répète dans plusieurs cadres. Et, sous verre, ce sont les croquis à la mine de plomb dont quelques-uns sont reproduits dans ce livre, nies avait improvises, aussi élégant dans son dessin sans étude que dans son style. Deux fois, sa